Publié le 20 août 2019 Mis à jour le 6 septembre 2019

Cet été, 23 étudiants de BA1 et MA1 de l'École polytechnique de Bruxelles se sont envolés vers le Cambodge dans le cadre d’un projet de la Codepo. Objectif: construire des séchoirs de poivre avec nos partenaires cambodgiens.

Mission accomplie pour les 23 étudiants partis à Phnom Penh début juillet ! Après quatre semaines de travail intense, les étudiants ont installé trois séchoirs d’une surface de 8m² dans les plantations de poivre de la région de Kep. « Grâce aux modules, les paysans vont pouvoir sécher pas moins de 20 kg de poivre chacun dans des conditions d’hygiène optimales, ce qui va leur permettre d’exporter leur produit et d’en tirer de meilleurs revenus », explique Benoît Haut, responsable scientifique du projet.

Pour parvenir à ce beau résultat, la Cellule de Coopération au développement de l’École Polytechnique a pu compter sur sept étudiants ingénieurs et l’équipe pédagogique de l’Institut de Technologie du Cambodge (ITC), section génie chimique et alimentaire. « Ils nous ont aidés à toutes les étapes du projet : de la conception à la construction en passant par la recherche des matériaux. Sans eux, ce projet n’aurait tout simplement pas abouti », explique Cédric Boey, responsable de la gestion des équipes, qui se félicite de la collaboration entre les deux pays.
 

Un travail de longue haleine

C’est que le projet a surmonté de nombreux obstacles. Tout d’abord, les designs originels ont dû entièrement être revus, à cause d’une pénurie de bois. Toute la structure a ainsi dû être élaborée en métal, ce qui a considérablement allongé le processus de construction. Il a également fallu s’adapter aux conditions météo. En effet, si les trois premières semaines à Phnom Penh ont été particulièrement torrides, il en a été tout autrement à Kep, où la pluie continue a mis à mal l’isolation et les tests de séchage.

Malgré ces imprévus, les étudiants n’ont jamais baissé les bras et l’ambiance était au beau fixe au sein du groupe. « Il n’y avait aucune différence entre les BA1 et les MA1. On faisait tout ensemble. Les étudiants cambodgiens ont également très vite trouvé leur place, malgré la barrière de la langue », explique François, étudiant de BA1. « On a beaucoup appris d’eux. Ils ont soulevé des problématiques très intéressantes, car ils gardaient le produit fini en tête alors qu’on avait peut-être trop tendance à vouloir coller au cahier des charges », note Marie, étudiante de BA1.
 

Un modèle à reproduire

Le travail de groupe a donc permis d’aboutir à des séchoirs fonctionnels que les fermiers utiliseront dès la prochaine récolte. Mais l’intérêt de la mission ne s’arrête pas là : grâce à la documentation et aux tests de séchage effectués dans les mois à venir, l’ITC pourra établir un modèle type destiné à être reproduit et disséminé dans d’autres cultures de poivre afin de toucher davantage de paysans et assurer le développement économique du pays.