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Retour sur un stage en géologie pas comme les autres

Publié le 12 mai 2021 Mis à jour le 12 mai 2021

Le stage de cartographie géologique du cours "Levés cartographiques et géologie de la Belgique", coordonné par Serge Delaby, se déroulant normalement à Treignes (région de Couvin) en résidentiel a du être adapté suite aux mesures sanitaire. Retour d'expérience.

Si les mesures sanitaires mises en place par les autorités permettaient une sortie de terrain, les modalités usuelles du stage en cartographie ne pouvaient pas s'appliquer cette année. L'équipe organisatrice a donc dû rapidement réagir à un casse-tête logistique: comment faire venir les étudiant·es? Fallait-il trouver une nouvelle zone plus adéquate? 

De multiple conditions s’imposaient: "d’une part, un accès en train depuis Bruxelles, pas trop long et/ou sans devoir changer de train 3 fois, ce qui limite déjà grandement les options. Ensuite, un terrain cartographiable pour des étudiant·es, avec suffisamment d’affleurements, une géologie structurale pas trop compliquée mais surtout, des roches intéressantes. Jackpot! La zone autour de la gare de Jemelle répond à la plupart des critères: un trajet pas trop long et direct (1h40 depuis Bruxelles-Luxembourg vers Arlon quand même, deux fois) des roches similaires au terrain de Treignes et une géologie structurale légèrement compliquée mais abordable", nous raconte Alexis Geels, Assistant (Faculté des Sciences). C’est Serge Delaby, organisateur du stage, qui, grâce à sa connaissance approfondie de la géologie de la Belgique, a pu trouver cette zone. La seule inconnue qui persistait était la présence suffisante d’affleurement, car même après plusieurs jours de préparation sur le terrain pour bien comprendre et interpréter la géologie locale, certaines zone demeuraient floues. Qu’à cela ne tienne, l'équipe de coordination du stage a pu aiguiller les étudiant·es vers les affleurements clefs et explorer les zones d’ombres avec elle.

Zone cartographiée par les étudiant·es durant le stage

Le stage commence le lundi 26 avril avec un rendez-vous à 9h30 à la gare pour une journée explicative où toutes les formations géologiques (groupes de couches de roches d’une même lithologie) seront vues et décrites tous ensembles. Dès le deuxième jour, les étudiant·es sont envoyés, par groupes de deux ou trois, explorer la zone pour trouver des affleurements et commencer à noter leurs observations pour construire leur carte géologique. Les quatre groupes sont répartis en deux sous-zones où Serge Delaby et Alexis Geels accompagnent tantôt un groupe tantôt l’autre pour donner indications et conseils. La tâche est parfois ardue car la zone est grande et le terrain abrupte impliquant un crapahutage parfois fastidieux. Le jeudi 29 avril était dédié à la compilation des notes, à l'esquisse d'un premier brouillon de carte et à l'identification de potentielles zones d'ombre. S’ensuivent alors deux jours sur le terrain durant lesquels les étudiant·es comblent les trous dans leur carte et peaufinent les tracés de couches.

Bilan du stage, des étudiant·es ravis d’avoir enfin pu aller sur le terrain, eux qui n’ont rien pu faire l’année dernière, mais exténués par une semaine de journées interminables. "On espère que l’année prochaine le stage puissent à nouveau s’organiser en gîte!", conclut Alexis Geels.