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Trois lauréats ULB aux prix d’excellence HERA Awards 2019

Publié le 10 mai 2019 Mis à jour le 22 mai 2019

Trois étudiants de l'ULB, parmi les six nommés, ont été primés lors des HERA Awards 2019, qui récompensent des mémoires de master et des thèses de doctorat innovants en développement durable.

La Fondation pour les Générations Futures a décerné les prix d’excellence HERA AWARDS aux étudiants et doctorants primés pour l’approche systémique à 360° propre à un développement durable mise en avant dans leur travaux. Ces travaux inspirants et stimulants pour l’ensemble de notre société, le sont par leur qualité académique mais également par le regard critique que portent leurs auteurs sur des problématiques actuelles cruciales et complexes et les perspectives créatives et concrètes qu’ils apportent.

Toutes catégories confondues, 20 étudiants ont été nommés par les 60 membres des jurys HERA AWARDS 2019 pour le prix de thèse ou dans les catégories alimentation, santé, architecture, design et ingénierie, finance responsable, économie coopérative, technologies de l’information ou démocratie délibérative.

Six étudiants de l'ULB de différents cursus étaient nommés dans 5 catégories. Parmi eux, trois ont remporté le prix pour lequel ils étaient en compétition:

  • Anissa Rauw (La Cambre Horta) est lauréate au HERA AWARD Sustainable Architecture
  • Erica Berghman (Polytechnique) est lauréate au HERA AWARD Sustainable Design & Engineering
  • Jean-Claude Englebert (IGEAT) est lauréat au HERA AWARD Sustainable IT
  • Clément Boutembourg (IGEAT) était nominé au HERA AWARD Sustainable & Responsible Finance
  • Gilles Jacquemin (Solvay) était nominé au HERA AWARD Cooperative Sustainable Economy
  • David Junot (IGEAT) était nominé au HERA AWARD Sustainable IT

Les lauréats de l'ULB

Anissa Rauw

HERA AWARD Sustainable Architecture
"Vers un territoire comme bien commun productif. A l'exemple de la commune de Bullange"
Mémoire de master en architecture, défendu en 2018 à la Faculté La Cambre Horta. Promoteur: Bernard Deprez

Le concept de biorégion urbaine, un regard innovant pour la relocalisation des activités productives d'une région rurale.
Inspiré par le succès du "retour au local", le travail d’Annissa Rauw porte sur la commune de Bullange, commune rurale située à l’Est de la Belgique et connectée étroitement aux territoires voisins de l’Allemagne et du Grand-Duché de Luxembourg. Il pose la question du renforcement - voire de la réintroduction - de particularités liées aux ressources de la commune (tant physiques que culturelles) comme trajectoire vers un rehaussement de l’identité locale. Annissa Rauw s’est d’abord attelée à un travail historique, mettant en évidence l’évolution des ressources de la commune, notamment agricoles, au cours des 250 dernières années. Elle a ensuite défini une série de termes généraux (campagne, rural, territoire) mais aussi plus spécifiquement liés au concept de "Biorégion Urbaine" (bien commun, déterritorialisation, etc.), emprunté à l’École territorialiste d’origine italienne. La Biorégion Urbaine est un outil destiné à modifier les rapports et les représentations à un territoire donné. Joignant la pratique à la théorie, Annissa Rauw a ensuite élaboré une maquette 3D de Bullange (env. 2,4 m x 1,4 m) susceptible d’inviter les associations et acteurs locaux à repenser l’identité de leur entité et, à travers ce nouveau regard, à revaloriser la production locale.

Erica Berghman

HERA AWARD Sustainable Design & Engineering
"Analyse et modélisation d'un système de production d'eau potable par filtration sous lit de rivière"
Mémoire de master en ingénieur civil informatique, défendu en 2018 à l’École polytechnique de Bruxelles. Promoteur: Benoît Haut.

La filtration naturelle sous lit de rivière? Voie d'avenir durable pour la production d'eau potable.
Le travail d’Erica Berghman se situe dans le cadre de la coopération au développement et, plus précisément, dans celui de l’approvisionnement en eau de populations villageoises - en l’occurrence boliviennes - éloignées des canaux classiques de distribution. L’étudiante s’est attelée à perfectionner un système quasi-autonome de filtration de l’eau utilisant le lit de la rivière comme filtre naturel: un procédé peu onéreux, peu énergivore et raccourcissant d’une façon drastique la chaîne classique d’épuration des eaux. Basé dans la petite ville de Camiri, le projet s’inscrit dans le cadre d’un partenariat mené depuis 2003 entre l’ULB et la COOPAGAL, la société bolivienne des eaux et des égouts. L’apport d’Erica Berghman est d’avoir significativement amélioré la modélisation et la simulation du système - notamment par une étude plus approfondie des galeries existantes et de la largeur du domaine pris en compte - permettant ainsi d’affiner la prédictibilité de la productivité. La simulation permettra de mieux dimensionner géométriquement les prochains systèmes. De plus, ses travaux ont permis de valider des résultats antérieurs, ouvrant la voie à d’autres travaux universitaires mais aussi à une meilleure appropriation par les acteurs locaux.

Jean-Claude Englebert

HERA AWARD Sustainable IT
"La technologie blockchain: applications et implications environnementales"
Mémoire de master en sciences et gestion de l'environnement, défendu en 2018 à l’Institut de Gestion de l'Environnement et d'Aménagement du Territoire de l'ULB. Promoteur: Tom Bauler

Atouts et risques environnementaux de la "blockchain": étude exploratoire dans le contexte de l'anthropocène.
La blockchain est une technologie numérique de stockage et de transmission d’informations dont la particularité est de reposer sur un modèle sécurisé transparent et dénué d’autorité centrale. Elle sous-tend la mise en œuvre de crypto-monnaies comme le Bitcoin. Le travail de Jean-Claude Englebert consiste en une approche exploratoire et novatrice d’évaluation environnementale de cette technologie. Après avoir proposé une catégorisation des applications blockchain existantes, il a analysé leur spécificité en matière de résolution de problématiques liées à l’environnement. Posant la question de la pertinence des applications environnementales de la blockchain, il leur a appliqué une grille d’analyse portant sur la consommation de ressources, la consommation énergétique, le mode de gouvernance, etc. Il a, enfin, évalué le coût environnemental (essentiellement en termes de consommation énergétique) des blockchains Bitcoin et Ethereum. Son travail s’ancre dans une perspective éthique et politique. Il aborde en effet, dans le contexte de l’Anthropocène, la question de la modification des relations entre l’homme et l’environnement induite par la blockchain et les risques qu’elle présente

HERA est une initiative de la Fondation pour les Générations Futures. Fondée en 1998, la Fondation pour les Générations Futures est la fondation belge dédiée exclusivement à la transition de notre société vers un mode de développement soutenable, l’un des plus grands défis du 21ème siècle. Fondation d’utilité publique, employant aujourd’hui 15 personnes, elle est pluraliste, indépendante et active dans les trois régions du pays. Plateforme de philanthropie transformatrice, elle permet à ses partenaires, mécènes et donateurs d’investir dans les générations futures. Elle dispose d’une vaste expérience dans le soutien d’organisations et de porteurs de projets qui mettent en œuvre des initiatives soutenables en Belgique et en Europe.