Publié le 21 décembre 2021 Mis à jour le 22 décembre 2021

Gisèle Van de Vyver, ancienne doyenne de la Faculté des Sciences et présidente du CEPULB, l'Université Inter-Âges de l'ULB, pendant des années, s’en est allée le 15 décembre.

Née à Berchem-Ste Agathe le 27 février 1938, Gisèle Van de Vyver réalise des études de Latin-Sciences au Lycée Jacqmain puis entre à l’Université libre de Bruxelles et y réalise un parcours particulièrement brillant jusqu’au titre de docteure en sciences biologiques en 1968.

Assistante des professeurs Paul Brien, Henry Herlant et Raymond Rasmont, elle devient cheffe de travaux associée en 1966, cheffe de travaux en 1968, chargée de cours en 1972, professeure en mai 1980 et enfin professeure ordinaire en 1985.

L’Académie des Sciences, des Lettres et Beaux-Arts de Belgique l’honore du Prix Agathon De Potter pour la section Biologie animale en 1976.

Ses qualités d’enseignantes sont unanimement reconnues, non seulement en Faculté de Médecine, où elle enseigne, pendant 32 ans, un cours de biologie et transmet sa passion aux étudiants de première candidature en médecine, mais aussi en Faculté des Sciences où elle enseigne les mécanismes de l’évolution à de nombreux étudiants de première candidature.

Gisèle Van de Vyver s’intéresse dès le début de sa carrière aux éponges d’eau douce, qu’elle recueille dans les étangs du Rouge Cloitre et qu’elle cultive ensuite dans son laboratoire. Ces espèces, qu’on peut considérer comme des animaux pluricellulaires primitifs, présentent la particularité de pouvoir être facilement dissociés en une suspension de cellules isolées, qui peuvent spontanément reconstituer un individu fonctionnel. En mélangeant des suspensions cellulaires issues d’espèce d’éponges distinctes, Gisèle Van de Vyver observe que seules des cellules appartenant à la même espèce peuvent se ré-agréger pour reconstituer des tissus viables. Ces expériences ont permis de démontrer que les éponges disposent de mécanismes de reconnaissances leur permettant de distinguer le « soi » du « non-soi », une des caractéristiques essentielles du système immunitaire des animaux beaucoup plus complexes comme les mammifères. La contribution de Gisèle Van de Vyver à ce domaine est internationalement reconnue.

Gisèle Van de Vyver s’est aussi mise au service de l’ULB en prenant de nombreuses responsabilités: directrice de son service de recherche, présidente du Département de Biologie moléculaire et enfin doyenne de la Faculté des Sciences.

Gisèle Van de Vyver ne s’est pas arrêtée à 65 ans, elle assure pendant 18 ans, avec un enthousiasme visible et une grande efficacité, la présidence du CEPULB (Conseil de l’éducation permanente de l’ULB).

Très active, Gisèle Van de Vyver est présente, il y a encore quelques jours, aux dix ans de l’Expérimentarium de Chimie de la Faculté.

L'Université présente à ses proches ses plus sincères condoléances.