1. Actus & Agenda
  2. FR
  3. Actus
  4. Institution et Engagements

Prolongation aux casernes d’Ixelles: encore 14 mois pour See U

Publié le 9 février 2021 Mis à jour le 9 février 2021

Le site accueillera, d’ici 2027, l’ULB, la VUB, des kots, des logements… La Sociétié d'aménagement urbain (SAU), propriétaire des lieux, tire un bilan "très positif" de l’occupation temporaire. Et veut en prolonger la dynamique, en créant la fonction de régisseur de quartier.

Les 3,9 hectares, coincés entre le boulevard Général Jacques, l’avenue de la Couronne, les rues Fritz Toussaint et Juliette Wytsman vivent depuis avril 2019 une expérience pour le moins réussie d’occupation temporaire. Et ce n’est pas fini puisque la SAU (Société d’aménagement urbain, propriétaire des lieux) a décidé de prolonger la formule jusqu’à la fin mars 2022, et ses vertus bien au-delà. Car Gilles Delforge, directeur de la SAU en tire un bilan « très positif ».

Le temporaire va donc s’étirer un peu… Sous une forme légèrement différente : les premiers permis d’urbanisme ont en effet été délivrés. Concrètement, la SAU va entamer le chantier de rénovation et de reconversion de l’ancien Manège en une halle axée sur l’alimentation durable. Quant à l’ULB et la VUB, elles vont entamer la réaffectation des bâtiments situés à front du boulevard Général Jacques en équipements universitaires et en logements pour des chercheurs. Mais, dans le même temps, la police fédérale libère des espaces, disponibles pour les occupants qui souhaitent rester. « Environ 20 % vont quitter le site, précise Gilles Delforge. Soit parce qu’ils vont prendre leur envol, comme Billy Bike, soit parce qu’ils vont arrêter. »
La SAU, de son côté, a entamé le trajet participatif visant à concevoir, en dialogue avec les riverains, l’aménagement des futurs espaces publics (tout ce qui n’est pas bâti). Et réfléchit aux activités qui compléteront les fonctions universitaires et résidentielles des lieux. « Par exemple, pour le Manège, qui est un peu le centre névralgique, nous voulons programmer les activités commerciales selon les intérêts du quartier et non des critères économiques, insiste Gilles Delforge. Pas question d’accueillir de gros acteurs, nous allons rester dans une logique d’agriculture urbaine, en lien avec les potagers collectifs. L’expérience de See U nous a aussi convaincus de pérenniser un cinéma : en journée, la salle servira d’auditoire aux universités. »

Lire la suite dans le journal Le Soir.