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1/3 de la flore tropicale africaine menacée d’extinction

Publié le 21 novembre 2019 Mis à jour le 21 novembre 2019

Une étude internationale dévoile que 31,7 % des espèces de plantes vasculaires africaines pourraient être menacées d’extinction.

Actuellement, quand on parle "d’espèces menacées", on pense surtout à des mammifères, reptiles ou autres vertébrés. Ce travail n’a pas encore été fait sur les plantes. L’approche utilisée par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), notamment pour sa liste rouge mondiale des espèces menacées demande en effet un encodage manuel et chronophage des données.

Chercheur à l’Herbarium et Bibliothèque de botanique africaine de la Faculté des Sciences, Tariq Stévart a conçu une nouvelle approche d’encodage automatique et rapide, fondée sur des éléments clés du processus d’évaluation de la conservation de l’UICN et des données disponibles en ligne.

Pour cette étude internationale, publiée dans Science Advances, les chercheurs ont analysé 20 000 espèces de plantes vasculaires, répertoriées dans la base de données RAINBIO. Ils les ont ensuite classées en 6 catégories de menaces.

L’étude révèle ainsi que près d’un tiers (31,7 %) des 22 036 espèces de plantes vasculaires étudiées sont potentiellement menacées d’extinction, et que 33,2 % des espèces sont potentiellement rares (c’est-à-dire qu’elles pourraient être menacées dans un avenir proche).

Les chercheurs ont aussi identifié quatre régions particulièrement exposées en Afrique : l’Ethiopie, le centre de la Tanzanie, le sud de la République démocratique du Congo et les forêts tropicales d’Afrique de l’Ouest. 

Cette approche automatisée a plusieurs avantages : réduction des coûts, gain de temps et possibilité d’effectuer des évaluations à de grandes échelles.

Contact
Service Communication Recherche : 02 650 92 03; com.recherche@ulb.ac.be