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2020 vu du ciel : l’année la plus chaude en Europe

Publié le 12 janvier 2021 Mis à jour le 12 janvier 2021

Les données récoltées depuis l’espace par la mission IASI le confirment, l’année 2020 a été la plus chaude vécue en Europe. Dans tout le nord de l’Europe, les températures étaient en moyenne plus élevées de 1 à 2 degrés que les normales saisonnières.

Après les terribles incendies qui ont dévasté l’Australie en janvier, la Sibérie en juin, et la Californie durant l’été, les organismes en charge de la surveillance du climat viennent de confirmer que 2020 a été une année particulièrement chaude. C’est également ce qu’a pu observer depuis l’espace la mission IASI sur laquelle les chercheurs et ingénieurs de l’équipe  SQUARES - Faculté des Sciences, Université libre de Bruxelles - travaillent.


 

Les observations IASI pour l’année 2020 montrent que :

  • L’année 2020 a été la plus chaude en Europe, avec en moyenne des températures plus élevées entre 1 et 2° dans tout le nord de l’Europe,
  • Les 5 dernières années ont été plus chaudes que les 8 années précédentes, les 3 plus chaudes étant les années 2020, 2019 et 2016 (une année « El Nino »[1]),
  • La température océanique a été particulièrement élevée cette année, partout.

Depuis le lancement du premier IASI en 2007, les 3 instruments embarqués sur les satellites Metop surveillent 2 fois par jour partout autour du globe les températures, à la fois à la surface de la terre et de la mer, et plus haut dans l’atmosphère. Ce sondeur atmosphérique hyperspectral fournit des mesures de « Tskin » à haute résolution, qui permettent de détecter des variations de l’ordre de grandeur de 0.1°C, sur terre et sur mer, sous réserve qu’il n’y ait pas de nuages au-dessus de l’endroit observé. En moyennant plus 3 millions d’observations disponibles chaque jour, des cartes globales sont établies, et les variations mensuelles et annuelles peuvent être analysées dans le détail. 

Des outils de traitement qui utilisent le « deep learning » donnent des cartes de température très précises, permettant de distinguer les variations qui proviennent des fluctuations naturelles du système océan-atmosphère, par rapport aux perturbations induites par l’accumulation des gaz à effet de serre liés aux activités humaines. 

Figure 2. Mesures IASI des anomalies de températures (en degrés Celsius) en surface, en moyenne globale. Pour obtenir les anomalies, les valeurs de températures pour chaque mois sont comparées à la moyenne des mois correspondants. Les 5 dernières années ont été plus chaudes que les 8 années précédentes, les 3 plus chaudes étant les années 2020, 2019 et 2016.


IASI est reconnu comme étant l’instrument qui apporte le plus d’informations pour améliorer les prévisions météorologiques, et les résultats récents montrent que c’est aussi une mission clef pour le suivi des modifications climatiques induites par les activités humaines. 

Contact
Communication Recherche : com.recherche@ulb.ac.be