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À la recherche de particules « pures »

Publié le 3 juillet 2020 Mis à jour le 3 juillet 2020

Épargné par la pollution de grande ampleur, l’Antarctique constitue une référence pour les chercheurs voulant se rapprocher au plus près de la composition d’un « air pur ».

L’air respiré dans les grandes villes est composé de particules atmosphériques chargées en métaux issus des activités humaines (industrie, transport, consommation, etc.). Afin de pouvoir repérer et étudier ces particules nocives pour notre santé, il est important de les comparer à celles issues d’un air peu pollué : l’air de l’Antarctique !

L’équipe du laboratoire G-Time – Faculté des Sciences - menée par Nadine Mattielli se rend régulièrement en Antarctique pour effectuer des prélèvements. Les chercheurs ont installé sept sites d’échantillonnage sur une distance d’environ 200km. Une fois ramenés en laboratoire, ces échantillons de neige sont fondus et filtrés, avant d’être analysés par spectrométrie de masse pour connaître leurs concentrations en métaux et leurs compositions isotopiques qui renseigneront sur l’origine des poussières.

Les chercheurs ont observé que les poussières prélevées à l’intérieur des terres sont très différentes de celles récoltées à la côte. Ils constatent une contamination en métaux dans ces poussières de la côte ; l’atmosphère et la neige en Antarctique semblent donc déjà contaminées par les activités humaines.

Ces recherches permettent aussi de mieux comprendre la circulation des masses d’air qui transportent ces particules jusqu’au Pôle Sud ; et ainsi de déterminer qu’elles proviennent d’Amérique du sud mais aussi d’Afrique (en particulier de Namibie). Et enfin, ces études contribuent non seulement à déterminer l’impact des différents types d’activités humaines sur la qualité de l’air ; mais participent aussi à mieux comprendre le climat dans une perspective plus globale.

Antarctique - Stefania Gili 

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