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Accès à l’emploi : premières et secondes générations logées à la même enseigne ?

Publié le 21 janvier 2020 Mis à jour le 21 janvier 2020

Le marché de l’emploi belge est particulièrement fermé aux migrants, mais aussi aux personnes de deuxième génération. C’est le constat d’une étude mettant à mal la notion du « vivre ensemble » en Belgique.

Une étude, réalisée par François Rycx (Centre Emile Bernheim & DULBEA, Faculté Solvay Brussels School of Economics and Management) et CélinePiton (BNB), évalue de manière quantitative la relation qui existe entre l'origine des migrants et leur probabilité d'avoir un emploi en Belgique. Tandis que les analyses existantes se concentrent essentiellement sur la première génération, cette étude s'intéresse également à la situation des personnes d’origine étrangère de seconde génération. L'analyse montre que la seconde génération souffre encore d’un handicap pour l’accès au marché du travail très prononcé pour certains groupes, en particulier pour les personnes originaires du Maghreb, qui conservent les mêmes (faibles) chances que leurs parents.

Pour obtenir ces résultats, les chercheurs ont croisé deux jeux de données de 2008 à 2014: la banque carrefour de la sécurité sociale et l’enquête sur les forces de travail d’Eurostat. Les informations trimestrielles de 19.229 personnes âgées de 30 à 64 ans ont ainsi été compilées pour comparer ceteris paribus l'accès à l'emploi en fonction de l'origine ainsi que pour tester le rôle d'un grand nombre de variables modératrices: niveau de formation, genre, durée du séjour, motif principal de migration, acquisition de la nationalité belge, connaissances linguistiques… La Belgique est perçue comme une mauvaise élève au sein de l’OCDE dans ce domaine, cette analyse vient dans l'ensemble conforter ce statut.
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