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Alzheimer: Karelle Leroy, lauréate du Prix Simone et Pierre Clerdent

Publié le 14 février 2022 Mis à jour le 14 février 2022

La maladie d’Alzheimer est une maladie neurodégénérative affectant plus de 35 millions de personnes dans le monde et pour laquelle aucun traitement curatif existe. Les mécanismes fondamentaux de la majorité des cas de cette maladie restent mal compris. Durant trois ans, Karelle Leroy et son équipe (Faculté de médecine) vont analyser l’effet neuroprotecteur de la restauration d’expression de miRNAs qui sont affectés dans la maladie d’Alzheimer.

Karelle Leroy s’est vu décerner le Prix Simone et Pierre Clerdent qui récompense un projet de recherche dans le domaine des maladies neurologiques humaines. Le prix (400.000 euros) permet de financer un projet de recherche pendant 3 ans.

Karelle Leroy est chercheuse au sein du Laboratoire d’histologie, de neuroanatomie et de neuropathologie (Faculté de médecine). Elle dirige le Groupe de recherche Maladie d’Alzheimer et autres maladies neurodégénératives, composé de 5 doctorants et une post-doctorante (https://alzheimer-research.medecine.ulb.be/navigation/accueil). Un chercheur supplémentaire sera engagé pour l'accomplissement du projet.

La maladie d’Alzheimer est la cause de démence la plus fréquente dans le monde et son origine est encore mal comprise. Dans moins de 5% des cas, elle touche des sujets de moins de 65 ans dont la  plupart ont des formes purement génétiques dues à des mutations de certains gènes. Mais dans plus de 95 % des cas, on n'explique pas encore la cause de la maladie bien que des facteurs de risque aient été identifiés.

Actuellement, il n’existe pas de traitements spécifiques pour soigner la cause de la maladie même si certains traitements permettent d'en retarder un peu l’évolution.

Il existe différents examens pour l'aide au diagnostic de la maladie d’Alzheimer. Parmi ceux-ci, les miRNAs (micro RNA) sont décrits comme étant de futurs biomarqueurs intéressants car ils peuvent être détectés dans des prélèvements aisément disponibles comme des échantillons de sang. Il a été démontré que les niveaux d’expression de ces miRNAs sont soit augmentés ou diminués dans la maladie. d'Alzheimer. Les miRNAs sont de petites séquences nucléotidiques qui régulent l’expression de différents gènes.

La recherche qui sera menée durant trois ans visera à étudier, dans des modèles murins de la maladie, l’effet neuroprotecteur de la restauration de miRNAs dont l’expression est réduite dans la maladie.

« Je me suis intéressée plus particulièrement à un type de biomarqueur dont l’expression est réduite dans la maladie d’Alzheimer : une toute petite séquence d’ARN appelée miRNA qui régule l'expression de différents gènes. Les niveaux d’expression de certains miRNAs diminuent chez les patients atteints par la maladie d’Alzheimer. Nous nous demandons si la diminution de ces miRNAs ne conduit pas à la formation des lésions cérébrales  et finalement à la démence observée dans la maladie. Ces miRNAs peuvent être produits de manière synthétique et introduits dans des cellules en culture ou dans le cerveau dans des modèles murins, ce qui nous permettra d’étudier leur effet sur le développement des lésions cérébrales dans nos modèles. Ces miRNAs pourraient constituer un futur traitement de cette maladie. », explique Karelle Leroy.

Le Prix Simone et Pierre Clerdent lui sera remis par la Princesse Astrid.

Contact
Communication Recherche : com.recherche@ulb.be