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Drogues: améliorer la prise en charge des minorités ethniques

Publié le 17 juillet 2020 Mis à jour le 17 juillet 2020

Les migrants et minorités ethniques (MEM) sont plus à risques de consommer de la drogue que les non MEM. Et pourtant, ils sont peu présents dans les structures de prise en charge de la toxicomanie. Un recueil propose des outils aux professionnels pour mieux intégrer ce public. Il est co-écrit par Carla Mascia, GERME.

Face aux drogues, les réfugiés et les demandeurs d'asile mais aussi les migrants intra-européens et les personnes issues des deuxième, troisième et quatrième générations, réunissent des facteurs de risques plus importants que les non MEM.

Et pourtant, les recherches révèlent que ces personnes sont (relativement) absentes dans les structures de prise en charge de la santé mentale et de traitement de la toxicomanie.

Dans le livre « Migrants et Minorités Ethniques. Recueil sur l’accessibilité et l’interculturalité des services pour usagers de drogues », des chercheurs proposent aux professionnels un aperçu des pratiques existantes en matière de prise en charge et de soins des personnes migrantes ou issues des minorités ethniques ayant des consommations de substances problématiques.

Ce livre est co-écrit par Carla Mascia, chercheuse au GERME - Faculté de Philosophie et sciences sociales - qui travaille sous la direction de Dirk Jacobs. Il est l’aboutissement du projet MATREMI (Mapping and enhancing susbtance use treatment for migrants and ethnic minorities), financé par Belspo.

L’objectif du projet MATREMI était double. D’une part, le projet visait à mieux cartographier la (non)présence des MEM dans les structures s’adressant aux consommateurs et, d’autre part,  à identifier les pratiques inspirantes en matière de traitement de la toxicomanie ou celles visant à améliorer la portée, le suivi et l'accessibilité des (potentiels) utilisateurs MEM des services spécialisés dans le traitement de la toxicomanie en Belgique.

Le projet MATREMI était coordonné par l’Université de Gand (UGent) (Charlotte De Kock et Tom Decorte). Il réunissait des partenaires académiques de l’ULB et de l’UGent.

Il y avait également des partenaires non-académiques : le Vlaams expertisecentrum Alcohol en andere Drugs (VAD), la Fédération Bruxelloise Francophone des Institutions pour Toxicomanes (FEDITO BXL) et la Fédération Wallonne des Institutions pour Toxicomanes (Fedito Wallonne).

Contact
Communication Recherche : com.recherche@ulb.ac.be