Publié le 2 décembre 2019 Mis à jour le 2 décembre 2019

Le président brésilien Jair Bolsonaro a construit sa campagne autour d’un discours défendant des valeurs chrétiennes et traditionnelles. Une stratégie politique qui lui a permis de toucher les classes populaires du pays.

Ultralibéralisme et respect de la morale chrétienne sont les deux ingrédients qui ont permis à Jair Bolsonaro d'atteindre le sommet de l'État brésilien. Sa stratégie de campagne était structurée par la diffusion de discours de haine contre des groupes sociaux marginalisés: les afrodescendants, les populations indigènes, les femmes et les personnes LGBT. Dans le cadre d'un postdoctorat mené à l'ULB, Gustavo Gomes da Costa Santos -STRIGES, Maison des Sciences humaines- analyse comment cette stratégie dictée par la morale a servi la cause du président d’extrême droite.

Pour le chercheur, l'élection de Bolsonaro doit être analysée en prenant en compte le renforcement global, depuis la crise financière de 2008, des mouvements autoritaires dans le monde. Dans ces mouvements, les groupes religieux chrétiens (catholiques et évangéliques) ont joué un rôle essentiel en allant chercher le soutien populaire grâce à un discours dénigrant la défense des droits des femmes et des personnes LGBT.

La situation au Brésil constitue donc une expérience fondamentale pour réfléchir aux défis de la promotion des droits sexuels et reproductifs, mais également pour garantir la démocratie et la primauté du droit.

Le 9 décembre, dans le cadre des Midis de STRIGES, Gustavo Gomes da Costa Santos présentera les données préliminaires de sa recherche.

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