Publié le 8 mai 2020 Mis à jour le 12 mai 2020

Dans un article de la revue Science, des chercheurs discutent les récentes découvertes qui doivent nous guider dans le développement de nouvelles stratégies vaccinales pour protéger les nouveau-nés contre les maladies infectieuses.

Chaque année, 2.5 millions d’enfants meurent pendant le premier mois de vie dans le monde, soit 7000 décès par jour, ce qui représente la moitié des décès des enfants avant l’âge de 5 ans. La cause? Si les vaccins administrés dès la naissance dans les pays endémiques pour prévenir la tuberculose, l’hépatite B ou la polio sont efficaces, en revanche, les pathogènes responsables des infections sévères du nouveau-né ne sont aujourd’hui pas couverts par la vaccination. 

« De nouvelles approches de prévention doivent donc être développées » préviennent Arnaud Marchant - Institut d’immunologie médicale (IMI), Faculté de Médecine, ULB -, et ses collègues américain - Cincinnati Children’s Hospital - et australien - Telethon Kids Institute -. Ensemble, ils publient un article review dans un dossier spécial de la revue Science consacré à l’immunité en début de vie. Les auteurs y expliquent la situation actuelle et pointent de nouvelles stratégies vaccinales pour augmenter l’immunité du nouveau-né et le protéger contre les maladies infectieuses sévères. 

Selon les auteurs, ces approches pourraient cibler des pathogènes particuliers par la vaccination au cours de la grossesse et également augmenter l’immunité globale de la maman et du nouveau-né pour les protéger contre le large nombre de pathogènes causant des infections sévères au cours des premières semaines de vie. « Les hésitations à inclure les femmes enceintes et les nouveau-né dans la recherche médicale causent plus de tort que de bien. Nous devons protéger les nouveau-nés par la recherche et non de la recherche » conclut Arnaud Marchant, co-premier auteur de l’article de Science.


 
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