1. Actus & Agenda
  2. FR
  3. Actus
  4. Recherche

Cancer: Découverte d’un gène favorisant l’EMT, les métastases et la résistance à la thérapie

Publié le 16 décembre 2020 Mis à jour le 16 décembre 2020

Des chercheurs identifient pour la première fois les fonctions de FAT1, l’un des gènes les plus fréquents mutés dans le cancer. Ils ont découvert que les mutations de FAT1 favorisaient les caractéristiques invasives, les métastases et la résistance à certains traitements anticancéreux couramment employés et ont mis au jour une nouvelle stratégie thérapie pour les cancers mutés au niveau de FAT1.

Les métastases, qui consistent en la dissémination des cellules tumorales dans les organes distants, constitue la principale cause de mortalité chez les patients atteints d’un cancer. Pour former des métastases, les cellules doivent quitter la tumeur primaire, circuler dans le sang, coloniser des organes distants et former des métastases distantes. Il a été suggéré que la transition épithélio-mésenchymateuse (EMT), un processus par lequel les cellules de l’épiderme se détachent de leurs cellules voisines et acquièrent des propriétés migratoires des cellules mésenchymateuses, était importante pour initier la cascade métastatique permettant aux cellules cancéreuses de quitter la tumeur primaire. Cependant, les mutations génétiques qui favorisent l’EMT ne sont pas connues.

FAT1 figure parmi les gènes les plus fréquemment mutés dans un grand nombre de cancers. Les mutations de FAT1 engendrent une perte de fonction de ce gène suggèrant que FAT1 agit comme un gène suppresseur de tumeur qui empêche le développement du cancer. Cependant, et malgré la haute fréquence des mutations de FAT1, son rôle dans le cancer est mal compris.

Dans une étude publiée dans Nature, des chercheurs menés par  Cédric Blanpain -  MD/PhD, investigateur WELBIO, Directeur du Laboratoire des cellules souches et du cancer -, ont démontré pour la première fois que la perte de FAT1 favorisait l’EMT, les caractéristiques invasives et les métastases dans le carcinome spinocellulaire - le deuxième cancer le plus fréquent chez les humains -, le cancer du poumon – le cancer le plus meurtrier – et les tumeurs de la tête et du cou
Contact
Communication Recherche : com.recherche@ulb.ac.be