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Ces philosophes qui n’aimaient pas la guerre

Publié le 27 novembre 2019 Mis à jour le 27 novembre 2019

Alors que la guerre semble redevenue omniprésente dans nos sociétés, l’histoire des philosophies montre le rapport particulier qu’il existe entre le concept de guerre et la pratique philosophique.

De tout temps, la guerre a été l’objet d’un questionnement paradoxal des philosophes : elle les hante, et chaque fois que ceux-ci tentent d’en traiter, ils ne peuvent manquer de la neutraliser, de la refroidir et de l’éloigner radicalement de sa réalité spécifique.

Aujourd’hui, alors que la guerre cohabite avec nos sociétés, qu’elle devient économique, technologique, juridique, etc. , Thomas Berns -Centre de recherche en Philosophie, Faculté de Philosophie et Sciences sociales- publie un ouvrage sur l’évolution du concept de la guerre dans l’histoire des philosophies.

Le chercheur y soulève une constante : les ressources propres aux gestes philosophiques ont pour conséquence de neutraliser la guerre et de la rejeter hors du champ politique : la guerre, telle que questionnée par le philosophe, est la sauvagerie qui guette hors de la cité, elle est chaos, absence de norme, possibilité permanente. Ceci a pour conséquence d’empêcher toute pensée positive de la guerre, et donc aussi de son dépassement : bref, pas de philosophie des relations internationales, pas de cosmopolitique.

Cet ouvrage s’inscrit pleinement dans les recherches en philosophie politique de Thomas Berns, qui après s’être emparé de la question du conflit intérieur, a porté maintenant son intérêt sur le conflit extérieur.

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