Publié le 6 février 2020 Mis à jour le 6 février 2020

Plus de 6 000 km séparent les quartiers de Woodstock (Le Cap, Afrique du Sud) et de Vila Autódromo (Rio de Janeiro, Brésil). Pourtant, à travers des mécanismes différents, leurs habitants subissent le même sort.

En 2016, les habitants de la favela carioca de Vila Autódromo, à Rio de Janeiro, étaient expropriés afin de construire le parc olympique. Quartier « intégré » durant l’Apartheid, Woodstock, victime de la gentrification, voit aujourd’hui ses habitants le quitter. Margaux De BarrosAmericas, MSH & Centre d’étude de la vie politique, Faculté de Philosophie et Sciences sociales – étudie et compare les situations de ces deux quartiers ainsi que les mouvements sociaux qui y ont émergé.

Les deux pays ont des évolutions politiques assez similaires: passage de régimes autoritaires (Apartheid en Afrique du Sud et dictature militaire au Brésil) vers des régimes démocratiques. Margaux De Barros tente de montrer que, malgré une liberté d’expression plus grande, les populations moins favorisées demeurent vulnérables et sont toujours victimes d’expropriation. Elle fonde ses résultats sur des entretiens et enquêtes de terrain effectués auprès des habitants.

Margaux De Barros présentera les premiers résultats de ses recherches le 11 février lors d’un séminaire "Americas" intitulé « La construction historique de la ségrégation à Rio et au Cap ».
    

Contact
Service Communication Recherche : com.recherche@ulb.ac.be