Publié le 15 avril 2019 Mis à jour le 17 avril 2019

Les migrants issus de pays affectés par les changements climatiques peuvent-ils aider les communautés sur place à s’adapter ? Focus sur le cas du Sénégal.

La vie des villages du Sahel sénégalais repose sur un équilibre fragile entre exploitation agricole et respect de la terre. Le changement climatique a durci les conditions de vie dans cette région où l’eau se fait de plus en plus rare. La diaspora issue de ces villages, notamment celle qui vit maintenant en Occident, joue un rôle important sur l’adaptation à ces changements.

Doctorant à l’Institut de Gestion de Environnement et d'Aménagement du Territoire-IGEAT – Faculté des Sciences – et chercheur dans le projet Brain MIGRADAPT, Samuel Lietaer voyage entre le Sénégal et la Belgique pour étudier l’influence de cette diaspora. Le chercheur propose une analyse du point de vue des migrants (internes et internationaux) qui résident respectivement à Dakar et en Belgique, d’une part, et des personnes restées au village, d’autre part. Il étudie les impacts des différents envois (liquidité, matériels, connaissances,etc.) des migrants vers sept villages de la Moyenne Vallée du fleuve Sénégal dans la région du Fouta Toro.

Sur le terrain, il a notamment remarqué que ces apports pouvaient autant avoir des effets positifs que négatifs: les projets ‘classiques’ de développement villageois de solidarité (construction d’écoles, poste de santé, forage,etc.) ont des effets bénéfiques; les effets négatifs sont quant à eux causés par les migrants qui amènent un style de vie occidental, par exemple en construisant des maisons ‘modernes’ inadaptées aux vagues de chaleur ou en utilisant de vieilles machines importées énergivores.

Le 25 avril, Samuel Lietaer présentera ces recherches dans le cadre de la conférence Climat et Migration.

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