Publié le 17 octobre 2019 Mis à jour le 17 octobre 2019

En fonction de son origine, de sa famille et de son statut, la jeunesse se vit différemment en Chine. Reflet de la jeunesse du pays dans un livre.

Ces dernières années, la répression de l'état chinois sur la minorité ouïghoure est de plus en plus forte. En effet, les membres de cette communauté musulmane sont surveillés, fichés et arrêtés arbitrairement. Dans ce contexte, la jeunesse ouïghoure cherche tant bien que mal à s'épanouir. 
  
La série humoristique ouïghoure « Anar Pishti » ironise le contexte de la surveillance étatique que subit la communauté. Un support original et créatif qui permet à de jeunes Ouïghours de s’exprimer sur des sujets politiquement sensibles. Vanessa Frangville- East, Maison des Sciences humaines- a analysé plusieurs de ces capsules pour comprendre le rapport de cette jeunesse aux espaces publics. En effet, dans la série, ces lieux sont souvent associés au danger, à l'agressivité et à l'absence de solidarité.

Aujourd’hui, l’analyse de la chercheuse est retranscrite dans un ouvrage collectif qu’elle a coordonné. Dans "China’s Youth Culture and Collective Spaces" treize spécialistes de la Chine y décryptent la culture et les espaces collectifs à travers la jeunesse du pays. Les réseaux sociaux, les plates-formes de shopping, le cosplay, la cyber-littérature et la calligraphie numérique, autant de sujets abordés pour mieux comprendre la jeunesse chinoise dans toute sa diversité.

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