Publié le 2 septembre 2019 Mis à jour le 2 septembre 2019

L’anthropologie médico-légale sera au centre d’un colloque organisé du 12 au 14 septembre. Focus sur cette discipline qui fascine l’imaginaire.

« Estimer la taille, le sexe ou l’âge d’un squelette uniquement à partir d’un fémur, du bassin ou de côtes », il ne s’agit pas du scénario du prochain épisode de votre série policière, mais bien du contenu des recherches menées par l’unité d’anthropologie médico- légale du Laboratoire d'Anatomie, Biomécanique et Organogenèse de la Faculté de Médecine.

Lors de la découverte d’un squelette humain, le travail de l’anthropologue médico-légal sera d’abord d’estimer les caractéristiques biologiques (le sexe, l’âge, la stature, l’appartenance biogéographique) de l’individu, mais également, en association avec le médecin légiste, de découvrir la possible intervention d’un tiers par des traces (passage d’arme blanche ou de projectile, fracture subséquente à l’action d’objets contondants …) laissées sur les pièces osseuses.

De plus, l’anthropologie médico-légale intervient également auprès du sujet vivant lors de certains faits criminels (étude biométrique, estimation collégiale de l’âge) ou encore sur l’analyse d’ossements contenus dans des reliquaires (Sainte Rolende à Gerpinnes, Saint Guidon à Anderlecht). Les membres de l’unité sont aussi experts pour le DVI Belgium (Disaster Victim Indentification) de la Police fédérale.

Cette année, pour la première fois, le colloque de la FASE (Forensic Anthropology Society of Europe) la plus importante société d’anthropologie médico-légale d’Europe a lieu à l’ULB, l'occasion de découvrir les recherches menées par l’unité d’anthropologie médico-légale de notre université et les avancées scientifiques de cette discipline.

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