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Un "interrupteur" pour former des neurones

Publié le 24 juillet 2019 Mis à jour le 7 août 2019

Des chercheurs de la Faculté de Médecine ont découvert un mécanisme moléculaire qui rend les cellules souches neurales "sourdes" aux signaux de prolifération, ce qui les pousse à se différencier en neurones.

L’équipe de Pierre Vanderhaeghen (IRIBHM, Faculté de Médecine) étudie le développement du cortex cérébral, la couche extérieure de neurones de notre cerveau. "Pendant le développement du cerveau, les cellules progénitrices neurale continuent de se multiplier, explique le chercheur. À un certain stade elles doivent arrêter cette multiplication et commencer à se différencier pour devenir chacune un type spécifique de cellule cérébrale."

Comment se passe ce passage de la multiplication à la différenciation? Pierre Vanderhaeghen, Jérôme Bonnefont et leurs collègues ont découvert un facteur moléculaire, appelé Bcl6, qui rend les cellules progénitrices "sourdes" au signal de prolifération qui les faisait jusqu’alors se multiplier: c’est alors que commence la différenciation.

Bcl6 n'est exprimée que dans certaines cellules progénitrices et certains neurones pendant le développement du cerveau. Bcl6 agit donc comme un interrupteur, permettant de switcher vers la différenciation neuronale, malgré la présence de nombreux autres signaux extrinsèques.

Les conclusions de cette recherche ont été publiées dans le journal scientifique Neuron. Pierre Vanderhaeghen s'attend à découvrir des mécanismes similaires dans toutes les cellules souches chez l’embryon et même chez l’adulte, pour veiller à leur différenciation.

Ces résultats pourraient également avoir une importance dans le domaine de la biologie du cancer:

les cellules souches et les cellules cancéreuses répondent en effet généralement aux mêmes signaux de prolifération - ces signaux qui sont justement inhibés par la protéine Bcl6.

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