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Comment les jeunes musulmans bruxellois se définissent-ils ?

Publié le 15 novembre 2021 Mis à jour le 22 novembre 2021

Des chercheuses et chercheurs de l’ULB et de la VUB viennent de publier une étude sur les jeunes musulmans bruxellois. Entre sécularisation et rupture. L’une des promotrices est Corinne Torrekens.

Récolter des informations relatives aux jeunes musulmans et musulmanes bruxellois âgés de 16 à 25 ans, tel était le but de cette étude menée par des chercheurs et chercheuses de l’ULB et de la VUB.

C’est Nawal Bensaïd et Corinne Torrekens, toutes deux chercheuses au sein du Groupe de recherche sur les relations ethniques, les migrations et l’égalité, Faculté de Philosophie et Sciences sociales et Dimokritos Kavadias, chercheur à la VUB qui publient cette étude financée par Innoviris.

La recherche a été menée autour de deux volets distincts : un volet qualitatif et un volet quantitatif.

Pour le premier, 124 jeunes ont été rencontrés dans des écoles et des associations. Parmi ceux-ci, une majorité est d’origine marocaine (environ 65%), suivis par les jeunes d’origine turque (environ 17%), les autres nationalités se répartissant le solde. Pour ce qui concerne le sexe des répondants, il y a une égalité parfaite entre les garçons et les filles. A noter également que 86% de l’échantillon appartient à la deuxième ou à la troisième génération de migrants en Belgique.

La très grande majorité des jeunes interrogés revendiquent tous une identité de musulman.e.s. Cependant certains d’entre eux – même s’ils sont minoritaires – ne se reconnaissent que dans celle-ci. D’autres déclarent se sentir plus liés au pays d’origine de leurs (grands-) parents qu’à toute autre forme d’appartenance même si l’appartenance religieuse est également évoquée dans un second temps. Quelques-uns semblent en manque d’identification et expliquent cette difficulté par le rejet et la discrimination dont ils sont victimes et qui les amène à questionner toute forme d’appartenance. Les plus nombreux enfin, revendiquent une multitude d’appartenances tant religieuses, que nationales et/ou locales et illustrent ainsi l’identité hybride qu’ils ont construite. Ces quatre types d’identification qui sont apparus dans le discours des jeunes se retrouvent également dans le volet quantitatif de l’étude, venant ainsi corroborer à plus grande échelle les résultats obtenus.

Pour le volet quantitatif, plus de 1800 jeunes ont été interrogés.
Contact
Communication Recherche : com.recherche@ulb.be