Publié le 26 février 2021 Mis à jour le 25 février 2021

Dans son dernier livre, Mathieu Van Criekingen, chercheur à l'Institut de Gestion de l'Environnement et d'Aménagement du Territoire remet à l'avant-plan les rapports de domination qui sont à la racine des logiques de gentrification des quartiers populaires.

Les quartiers populaires proches des centres-villes sont des espaces très convoités par des promoteurs ou des entrepreneurs comme par des aménageurs, qui planifient leur attractivité pour des catégories choisies de populations. Pour leurs habitants par contre, la pression sur les conditions de vie en ville se fait toujours plus forte. Pourtant, la transformation de ces quartiers en espaces plus distingués, plus exclusifs et plus lucratifs n'est pas toute tracée.

C'est ce que montre Mathieu Van Criekingen, chercheur à l'Institut de Gestion de l'Environnement et d'Aménagement du Territoire (IGEAT - Faculté des Sciences) dans son ouvrage intitulé Contre la gentrification

À rebours des représentations lénifiantes d'un « renouveau urbain » unanimement vertueux, ce livre vise à remettre à l'avant-plan les rapports de domination qui sont à la racine des logiques de gentrification des quartiers populaires et les violences structurelles que celles-ci impliquent. Mais il s'attache aussi à révéler ce qui, en situation concrète, va à l'encontre de ces logiques, les déjoue ou leur résiste, remettant ainsi en question l'idée selon laquelle la gentrification serait inéluctable.
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