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COVID-19: Lancement de six projets de recherche FNRS à l’ULB

Publié le 9 octobre 2020 Mis à jour le 27 octobre 2020

Six projets exceptionnels de recherche (FNRS) sont lancés à l’ULB. Du rôle des anticorps dans le diagnostic et la pathogénie de l’infection à l’impact de la pandémie sur notre économie, ces projets visent à répondre à des questions essentielles sur la pandémie de COVID-19.

Le  FNRS soutient 13 projets exceptionnels de Recherche (PER) en sciences de la vie et de la santé, sciences exactes, et sciences humaines et sociales. Parmi ceux-ci, six projets portés par des chercheurs et chercheuses de l’ULB tant en santé qu’en sciences humaines et sociales ou sciences et techniques.

Les anticorps sont au centre de plusieurs problématiques clefs de l’épidémie de SARS-CoV-2, notamment le diagnostic de l’infection, la pathogénie de l’infection sévère, les bases de l’immunité protectrice, et le développement d’approches thérapeutiques et prophylactiques. Toutefois, peu d’informations sont aujourd’hui disponibles concernant la qualité et la dynamique de la réponse humorale à l’infection par SARS-CoV-2. Le projet coordonné par Arnaud Marchant - IMI, Faculté de Médecine - vise à déterminer l’amplitude et la qualité des réponses humorales systémiques et mucosales ; et à identifier les déterminants cellulaires et moléculaires de la longévité de la réponse humorale.

Autre question médicale: l'infection des cellules par le coronavirus SARS-CoV-2 est médiée par sa liaison à l'enzyme de conversion de l'angiotensine 2, qui joue un rôle pivot dans le système rénine-angiotensine (SRA). La compréhension de la dérégulation du SRA lors de l'infection est donc d'une importance capitale pour démêler les mécanismes pathogènes à la base de la maladie COVID-19, pour identifier les facteurs de risque associés et concevoir des stratégies thérapeutiques efficaces. Marianne Rooman - Computational Biology and Bioinformatics, Ecole Polytechnique et Fabio Silvio Taccone - Soins intensifs, Faculté de Médecine - explorent cette question en associant modélisation et clinique.

Porté par Emanuele Garone - SAAS, École polytechnique de Bruxelles -, un autre projet vise à définir des politiques intelligentes pour la sélection des individus qui doivent être testés pendant une épidémie, l'objectif étant de maximiser l’efficacité des certaines mesures de confinement sélectif. Le point de départ de ce projet est la définition d’un modèle épidémiologique basé sur le Stochastic cellular automata et la conception des méthodes pour estimer la probabilité d’un individu d’être infecté. Cette estimation de la probabilité peut être utilisée comme indication pour prescrire les tests.

Et pourquoi ne pas éliminer naturellement les virus, dans l’environnement? Les surfaces représentent un important mode indirect de contamination pour le SARS-CoV2: un projet ambitionne de développer des surfaces hybrides possédant une activité photocatalytique et thermique permettant d'inactiver rapidement les virus, empêchant ainsi une voie de contamination importante. Il est mené par François Reniers - Chimie des surfaces, interfaces et nanomatériaux, Faculté des Sciences -, Anne Op de Beeck - ULB Center for Diabetes Research, Faculté de Médecine - et Carine Van Lint - Laboratoire de Virologie moléculaire, Faculté des Sciences -.

Qui sont les malades du COVID-19? La question est explorée par Andrea Rea - GERME, Faculté de Philosophie et Sciences sociales -, Catherine Bouland, Yves Coppieters - École de Santé publique -, et Jean-Christophe Goffard - Hôpital Erasme -. Grâce à une meilleure compréhension des profils des populations vulnérables en raison de facteurs sociaux et épidémiologiques, l’objectif principal de ce projet interdisciplinaire est de renforcer les politiques de prévention ciblées vers les situations et les populations les plus à risque.

Enfin, terminons ce panorama par le 6e projet, mené lui au sein d’ECARES, Faculté Solvay Brussels School of Economics and Management - Glen Magerman, Bram De Rock, Mathias Dewatripont: il s’intéresse à l’impact de la pandémie sur notre économie. Parmi les questions étudiées: quelles sont les dynamiques d'entrée/sortie des entreprises et les maillons de la chaîne d'approvisionnement? Comment pouvons-nous identifier l'impact de chocs agrégés importants sur la production économique et la croissance? Quelles sont les implications pour la re/délocalisation, sur les fusions verticales/horizontales?, etc.

Plus de détails sur ces projets.

Contact
Communication Recherche : com.recherche@ulb.ac.be