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Crèches et autres milieux d'accueil : quel accès en région bruxelloise?

Publié le 8 décembre 2020 Mis à jour le 8 décembre 2020

Une enquête a été réalisée en 2018 dans les milieux d’accueil francophones bruxellois. Ses principaux résultats sont publiés dans Brussels Studies. On y parle des critères d'inscription, des caractéristiques du public et des facteurs à prendre en compte pour améliorer l'accessibilité de ces lieux aux différents publics.

L’accueil de la petite enfance est un secteur sous tension, dans lequel s’expriment des inégalités. Il y avait en 2019, en Région de Bruxelles-Capitale, 16 635 naissances. Et les structures d’accueil des tout-petits (crèches, maisons d’enfants, haltes-accueil et structures de prégardiennat) n’offrent actuellement de place qu’à 4 enfants sur 10 en région bruxelloise.

À la demande de l’Observatoire de l’enfant de la Commission communautaire française et avec le soutien de l’ONE, une enquête a été réalisée en 2018 dans les milieux d’accueil francophones bruxellois.

Le numéro 151 de Brussels Studies, une fact sheet illustrée de nombreuses infographies, en présente les principaux résultats, abordant les modalités et critères d’inscription, l’organisation de l’entrée et des premiers jours d’accueil, les caractéristiques du public et la contribution financière des parents.

Ces différentes dimensions sont synthétisées par un collectif pluridisciplinaire de chercheurs en sciences de la santé publique (Perrine Humblet et Emmanuelle Robert de l’École de Santé publique de l’ULB), en sociologie (Philippe Huynen de l’Université Saint-Louis – Bruxelles, Gaëlle Amerijckx de l’Observatoire de la Santé et du Social de la COCOM et Stéphane Aujean de l’Observatoire de l’enfant, COCOF) et en géographie (Benjamin Wayens, réseau interdisciplinaire des études bruxelloises, ULB).

Les places d’accueil disponibles étant moins nombreuses qu’attendu par les usagers potentiels, les structures de la petite enfance ont souvent établi des critères à l’inscription. Diversifiés, parfois complexes, ces critères influent sur le niveau d’accessibilité primaire des services. Ainsi, dans les milieux d’accueil « classiques » (crèche, prégardiennat et maisons d’enfants), les familles biparentales et actives professionnellement sont les plus nombreuses et le critère « commune du domicile » a visiblement un impact sur la sélection des enfants. Les haltes-accueil, elles, ont un public spécifique dont les besoins sociaux sont plus aigus.

Une réforme est en cours à l’ONE afin de diminuer les inégalités éducatives dès le plus jeune âge. Les éléments de l’étude permettent de mieux appréhender les réalités bruxelloises et la diversité des structures et de leurs publics. Ils soulignent aussi l’intérêt de compléter les efforts portant sur l’augmentation du nombre de places par une réflexion sur les autres facteurs qui influent sur l’accessibilité des milieux d’accueil pour les différents publics. Ceci afin de créer des places d’accueil répondant au besoin des parents et contribuant au bien-être de tous les enfants.

Contact
Communication Recherche : com.recherche@ulb.ac.be