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Découverte d'un ancien impact météoritique au-dessus de l'Antarctique il y a 430 000 ans

Publié le 1 avril 2021 Mis à jour le 1 avril 2021

Une équipe internationale de géologues météoriticiens a découvert de nouvelles preuves d'un impact météoritique à basse altitude sur la calotte glaciaire de l'Antarctique il y a 430 000 ans.

Des particules extraterrestres (sphérules de condensation) ont été trouvées lors de l’expédition 2017-2018 BELAM (Belgian Antarctic Meteorites). Ces sphérules ont été récupérées au sommet de Walnumfjellet dans les montagnes Sør Rondane en Antarctique de l'Est, et sont liées à une explosion aérienne inhabituelle de météorite. Lors de leur entrée dans l’atmosphère, les grosses météorites peuvent former un cratère au sol. Toutefois, certaines météorites vont plutôt exploser dans l’air et générer une onde de choc puissante et destructrice. On garde ainsi en mémoire la météorite de Tcheliabinsk en Russie en 2013 qui avait explosé au-dessus de la ville, brisant les vitres des alentours. L’événement de Toungouska en 1908 est également connu pour avoir produit une grande onde de choc ayant couché les arbres sur 20 km et fait des dégâts sur une centaine de km.

Ici, la chimie des éléments en traces et la forte teneur en nickel des sphérules cosmiques démontrent bien leur nature extra-terrestre. Toutefois, leur signature isotopique particulière en oxygène indique qu'elles ont en plus interagi avec l'oxygène provenant de la couche de glace de l'Antarctique. Cela ne peut se produire que si l’explosion aérienne s’est faite suffisamment proche de la surface et que l’onde de choc a fondu et vaporisé la glace, se mélangeant ainsi aux particules de la météorite dans le panache de l'impact. Un tel événement peut résulter de l'entrée dans l'atmosphère à grande vitesse d'un astéroïde d'au moins 100 m.

Ce type d'explosion aérienne relativement proche de la surface est en terme de puissance destructrice plus petit qu'un événement de cratère d'impact mais plus grand malgré tout que si l’explosion aérienne se produit à grande altitude (par exemple, entre 30 et 50 km d’altitude à Tcheliabinsk).

Cette recherche, publiée par Science Advances, constitue une découverte importante pour les archives géologiques, où les preuves de tels événements sont rares. Ceci est principalement dû à la difficulté d'identifier cet événement uniquement en trouvant de petites particules d'impact, puisqu’il n’y a pas de cratère.

Crédit photo :  Mark A. Garlick

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