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Des bactéries pas si endormies que l’on ne le pensait

Publié le 18 juin 2019 Mis à jour le 20 juin 2019

Les bactéries persistantes sont capables de tolérer la présence d’un antibiotique. Contrairement à l’hypothèse établie, il ne s’agit pas de cellules ‘dormantes’ : une nouvelle étude montre qu’elles sont bel et bien métaboliquement actives.

Au sein d’une une population bactérienne, une faible proportion de bactéries possède la capacité de tolérer la présence d’un antibiotique. Ces cellules sont dites persistantes.

Depuis plusieurs années, les chercheurs pensaient que les bactéries persistantes étaient des cellules dormantes, c'est-à-dire des cellules qui ne se divisent pas et présentent un métabolisme réduit, voir totalement non actif. Dans une étude publiée dans Science Advances, Frédéric Goormaghtigh et Laurence Van Melderen (Cellular and Molecular Microbiology, Faculté des Sciences) montrent que ce n’est pas nécessairement le cas.

Les chercheurs ont observé des cellules persistantes sous le microscope au moyen de chambres microfluidiques, permettant de visualiser les cellules individuelles et d'en retracer la généalogie.

Contrairement à l’hypothèse établie, ils ont observé que les cellules persistantes se divisent et sont métaboliquement actives avant le traitement antibiotique. De plus, elles ne sont pas protégées de l’action de l’antibiotique : elles en subissent bien l’effet, tout comme la vaste majorité de la population qui va être tuée par le traitement.

Après le traitement antibiotique, les cellules persistantes sont capables de reprendre une croissance normale. Les mécanismes moléculaires contrôlant cette reprise de croissance continuent d’être investigués par l’équipe de recherche.

Lieu(x)
Campus de Gosselies
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