Publié le 27 janvier 2020 Mis à jour le 27 janvier 2020

En prenant l’infection par la malaria comme modèle, une étude permet de mieux comprendre les facteurs qui perturbent le processus de cristallisation.

La cristallisation est une étape importante de nombreux processus chimiques, biologiques et physiques. Ce processus peut cependant être rapidement ralenti ou interrompu par la présence d’impuretés dans le milieu.

Dans un article publié dans Nature, James Lutsko (Service de Physique des Systèmes Complexes et Mécanique Statistique, Faculté des Sciences) apporte un éclairage sur cette perturbation.

L’étude de James Lutsko et ses collègues de l’Université de Houston prend pour modèle la production de cristaux par le parasite de la malaria : la dégradation de l’hémoglobine lors de l’infection des globules rouges produit de l’hématine, un composé toxique. Le parasite se défend en provoquant la cristallisation de cette molécule, qui devient alors inerte.

Les chercheurs ont testé l’impact de différents médicaments antipaludiques sur le processus de cristallisation de l’hématine :

"L’originalité de notre travail a été d’étudier les combinaisons de différents types de médicaments inhibiteurs, alors que la majorité des études sur la croissance des cristaux se concentrent sur un seul type d’impureté", explique James Lutsko.

Au moyen de données expérimentales et de modélisations théoriques, l’étude détaille plus amplement les raisons de ces interférences : le procédé utilisé par un composé permet de by-passer l’action de l’autre médicament, rendant la combinaison globalement moins efficace.

Outre l’intérêt médical éventuel, ces recherches permettent de comprendre et ouvrir des pistes sur le processus de cristallisation en présence de différents types d’impuretés.

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