Publié le 19 février 2019 Mis à jour le 6 mars 2019

Des études menées auprès de doctorant(e)s de l'ULB et de l'UCL mettent en évidence la fragilité de leur santé mentale ainsi qu'un risque d'abandon élevé.

Entre 40 et 50% des doctorants et doctorantes abandonnent leur thèse dans les universités en Belgique. Pourquoi ? Une enquête menée par Robin Wollast sous la direction d'Olivier Klein et Assaad Azzi à l'ULB - Centre de recherche en psychologie sociale et interculturelle - et de chercheurs de l'UCL, pointe plusieurs facteurs clés poussant à l'abandon du doctorat : le statut marital, l'âge, le domaine de recherche, le financement et le grade obtenu au master. Plus spécifiquement, être âgé, célibataire, en sciences humaines et sociales, sans financement ou ayant obtenu une distinction au grade de master, constituent des facteurs à risque associés à une probabilité plus élevée d'abandonner son doctorat.

Les mêmes chercheurs ont mené une deuxième étude ciblée sur l'influence de l'environnement social (soutien du promoteur, des collègues, des proches) sur le bien-être émotionnel et l'intention de persévérer chez les doctorants et doctorantes. Les conclusions principales de cette étude démontrent que les femmes réalisant une thèse sont plus nombreuses à ressentir du stress, de l'anxiété, du découragement, de la démoralisation et de l'épuisement que les hommes.

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Cependant, au-delà des différences de genre, les scores de santé mentale sont préoccupants chez tous les doctorants. En effet, entre 50 et 60% des doctorants affirment être très souvent anxieux ou stressés et 20% de ces derniers se disent épuisés.

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