Publié le 15 janvier 2020 Mis à jour le 15 janvier 2020

Les micro-résonateurs optiques pourraient permettre de détecter les cancers de manières plus rapide. Une équipe de la Faculté des Sciences propose une solution pour contourner certains obstacles pratiques à leur déploiement dans les cabinets médicaux.

Pourrait-on détecter le cancer au moyen d’un simple signal optique ? Gregory Kozyreff et ses collègues (Unité d’Optique Nonlinéaire Théorique, Faculté des Sciences) étudient l’application des micro-résonateurs optiques dans la détection des biomarqueurs des cellules tumorales.

Les micro-résonateurs optiques servent à construire des détecteurs sensibles à d'infimes concentrations de molécules en solution aqueuse. Leur intérêt dans la détection de biomarqueurs est donc important. Cependant, les spectromètres ou lasers nécessaires à la lecture des échantillons sont des appareils volumineux et très coûteux (10000 à 20000€) et ne peuvent être utilisés que par du personnel qualifié.

Ceci constitue donc un obstacle sur le chemin de la portabilité et de la commercialisation des détecteurs basés sur les micro-résonateurs.

Gregory Kozyreff, Nirmalendu Acharyya et Mohamed Maher apportent une solution innovante à ce problème-clef dans un article, paru dans Optics Express. Ils montrent comment on peut remplacer ces spectromètres et lasers encombrants et coûteux par un dispositif d'électronique conventionnelle, beaucoup plus compact et meilleur marché. La solution proposée ne fait appel qu'à des techniques de fabrication existantes et déjà éprouvées dans le domaine de la photonique intégrée.

Il s’agit donc d’un pas de plus pour voir ces moyens de détection ultra-performants trouver leur chemin vers les cabinets médicaux.

Les résultats sont issus du projet européen GLAM (Glass-laser Multiplexed biosensors) : ayant pris fin cet été, il avait pour but de développer une nouvelle méthode de détection des cancers basée sur ces micro-résonateurs optiques.




Explication du dispositif sur la photographie d'illustration de l'article: Le micro-résonateur (rond) présente des anticorps à sa surface (en vert). Lorsque les biomarqueurs (en rouge) se lient aux anticorps, ils modifient les propriétés de résonance du micro-résonateur. Ce sont ces variations qui sont détectées.

Contact
Service Communication Recherche : 02 650 92 03 // com.recherche@ulb.ac.be