Publié le 11 mars 2020 Mis à jour le 11 mars 2020

Père fondateur du cynisme, Diogène et sa philosophie ont toujours pâti d’un certain mépris de la part des autres courant philosophiques. Aujourd’hui, une biographie lui est consacrée.

« Ennemi » de Platon, qui le qualifiait de « Socrate devenu fou », Diogène est une figure familière de la culture occidentale. Souvent associé péjorativement à l’usage actuel du mot cynisme, nous ne savons que peu de chose sur la vie de l’homme. En effet, les sources biographiques sur le fondateur du Cynisme sont rares, le seul portrait de Diogène parvenu jusqu’à nous figurant dans les Vies et doctrines des philosophes illustres, du poète homonyme Diogène de Laërte. Pour remédier à ce manque, Jean-Manuel Roubineau  -  Département d'enseignement d'Histoire, Arts et Archéologie, Faculté de Philosophie et Sciences sociales – a regroupé et analysé un ensemble de témoignages issus de sources grecques, latines et arabes. Aujourd’hui, il publie un livre sur la vie du philosophe.

Le chercheur y souligne que la mauvaise réputation de Diogène est notamment due au fait qu’il prônait une philosophie en actes, ce qui allait à l’encontre des autres courants philosophiques de son temps, et notamment de Platon.  

Cet ouvrage s’inscrit dans la lignée d’un ouvrage consacré à l’histoire sociale des cités de la Grèce antique, également publié, en 2015, par Jean-Manuel Roubineau. Retrouvez son passage dans l'émission "Un jour dans l'histoire".

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