Publié le 20 février 2020 Mis à jour le 21 février 2020

Depuis une dizaine de jours, les tensions entre les États-Unis et l’Iran sont au cœur de l’actualité. Pour le média The Conversation, les chercheurs de l’ULB analysent cette crise et son événement déclencheur (l’assassinat de Ghassem Soleimani) sous différents angles : juridique, historique, politique, etc.

Les sportives iraniennes, miroir d’un pays en crise

sport islam Le 11 janvier 2020, la première (et unique) médaillée olympique iranienne de taekwondo, Kimia Alizadeh, 21 ans, annonçait sa défection sur le réseau social Instagram. Figure emblématique de la scène sportive féminine dans son pays, elle s’est elle-même décrite comme faisant partie des « millions de femmes opprimées en Iran ». Ces déclarations interviennent dans un contexte de crise économique et politique sans précédent en République islamique. Pour The Conversation, Caroline Azad - Centre d'Études de la Coopération internationale et du Développement, Faculté de Philosophie et de Sciences sociales - analyse la place du sport féminin en Iran.

"Si le sport est indissociable de l’histoire plurimillénaire de la civilisation iranienne, il contribue également de façon notable à la stratégie de soft power de l’actuelle République islamique. Créer des champions – dont les discours, l’image et les exploits symbolisent les idéaux révolutionnaires – est une manière de peser sur la scène internationale."


Iran : une accélération de l’histoire ?

Iran Le 21 février, les Iraniens se rendront aux urnes pour les élections législatives. Elles se dérouleront dans un contexte délicat. En effet, au cours des six derniers mois, les crises auxquelles est confrontée la République islamique se sont considérablement aggravées, enchevêtrées et accélérées. Pour The Conversation, Thierry Kellner - Recherche et Études en Politique internationale (REPI), Faculté de Philosophie et Sciences sociales - et Mohammad Reza Djalili - Université de Genève - analysent les enjeux de ces élections.

"Curieusement, cette nouvelle phase de contestation n’a pas débuté à l’intérieur même de l’Iran mais dans les deux pays du Moyen-Orient où Téhéran a le plus d’influence : l’Irak et le Liban," expliquent les deux chercheurs.



Iran–États-Unis : une amitié oubliée

Iran - USA La crise actuelle entre l’Iran et les États-Unis cristallise une animosité vieille d’une quarantaine d’années. Pourtant, les relations entre les deux pays n’ont pas toujours été aussi tendues. Pour The Conversation, Nahavandi FirouzehCentre d’Études de la Coopération Internationale et Développement – CECID-, Faculté de Philosophie et Sciences sociales -, revient sur une longue période d’entente (1830 – 1953) entre les deux ennemis d’aujourd’hui.

" L’entrée, en 1941, des Américains dans l’arène politique iranienne – toute nouvelle donne dans les relations irano-américaines – et finalement leur participation en 1953, à l’évincement de Mossadegh, père de la nationalisation du pétrole en Iran, finiront par alimenter les sentiments anti-américains qui enflammeront les discours pré-révolutionnaires et se concrétiseront dans la révolution de 1979 et jusqu’à aujourd’hui dans la lutte contre le « grand Satan »."


La crise entre les États-Unis, l’Iran et l’Irak : la fin du droit international ?

Trump Le raid meurtrier du 3 janvier qui a notamment causé la mort d’un haut responsable du régime iranien, Ghassem Soleimani, et l’action militaire iranienne qui s’en est suivie contre deux bases de l’armée américaine, signent-ils la mort du droit international ? C’est que s’accordent à dire de nombreux spécialistes.

Pourtant, les États-Unis comme l’Iran ont envoyé une lettre au Conseil de sécurité des Nations-unies pour développer une argumentation juridique relativement précise. Pour The Conversation, Olivier Corten – Centre de droit international, Faculté de Droit et de Criminologie – analyse le fondement de ces arguments.

 

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