Publié le 24 mai 2019 Mis à jour le 5 juin 2019

Dans quelques jours, nous voterons pour les élections européennes. À la veille de ce scrutin déterminant pour l’Union, le média "The Conversation" donne la parole aux chercheurs de l'ULB.

En Hongrie, Viktor Orban prophète contesté en son pays

Drapeau HongrieMalgré la victoire incontestable de Victor Orban lors des élections européennes de mai 2019, l'opposition progresse à Budapest et dans plusieurs régions du pays. Ramona Coman et Làsló Andor (Institut d'études européennesanalysent les résultats des votes en Hongrie."Même si le Fidesz est le grand gagnant de ces élections, le succès de l’opposition, certes à une échelle beaucoup plus modeste, mérite d’être également souligné. L’opposition a ainsi réussi à assurer sa représentation au Parlement européen, et ce malgré son accès limité aux médias, notamment dans les zones rurales" soulignent les chercheurs.



En Italie, Matteo Salvini pour la première fois sur la défensive

Drapeau italienLuca Tomini (Centre d'étude de la vie politique, Cevipol - Faculté de Philosophie et Sciences sociales) propose une analyse de la situation de Matteo Salvini et de la Ligue du Nord pour les élections européennes: son pari de devenir l’acteur politique hégémonique en Italie et en Europe risque d’échouer. "La concurrence avec le M5S, les problèmes judiciaires, l’absence de résultats économiques du gouvernement actuel et de débouché politique européen, menacent de faire dérailler les projets de Matteo Salvini au lendemain des élections européennes", écrit le chercheur.


Hongrie: des critiques sur l’UE, mais pas sur le gouvernement Orban

Parlement hongroisEn Hongrie, le Fidesz de Viktor Orban a construit sa campagne électorale sur la critique de l’UE. Ramona Coman (Institut d’études européennes & Cevipol) propose un article sur les positions du parti du Premier Ministre à propos de l'UE, ainsi que les positions de la presse hongroise. "À l’heure des sondages et des pronostics, le Fidesz s’annonce comme le grand gagnant de ces élections européennes en Hongrie face à une opposition faible et fragmentée et à une presse dont l’indépendance est menacée ou restreinte. L’Union européenne est plus que jamais présente dans le débat national hongrois, critiquée à volonté par un gouvernement qui déclare comme « ennemi » tout acteur politique, social ou médiatique critique à son égard", écrit la chercheuse.
 

Le Brexit en dessins satiriques

Dessin humoristique UK-UECes élections européennes sont une bonne occasion de réfléchir aux symboles de la construction de l’Union européenne, avec un angle original : celui de l’humour. C'est l'angle pris par Guillaume Grignard, Anne-Sophie Behm et Julie Vander Meulen, également chercheurs au CEVIPOL dans cet article abordant les dessins satiriques de la presse anglaise par rapport au Brexit. Ironiquement, "les caricaturistes britanniques nous en apprennent-ils beaucoup sur le fonctionnement de l’UE et la représentation de son pouvoir".

 

Le facteur religieux, un élément secondaire, vraiment?

Politique/religion"Même si la référence religieuse ne fait plus l’élection et ne structure plus les comportements individuels et collectifs, elle devient un marqueur symbolique pour exprimer une identité, une mémoire ou des valeurs." C’est le constat que dresse François Foret (IEE & Cevipol - Faculté de Philosophie et Sciences sociales) dans un article publié sur The Conversation. Le chercheur y analyse les instrumentalisations politiques des religions dans les débats européens.


Roumanie, un peuple plus pro-européen que ses élites

Drapeaux roumain et européenÀ l'occasion des élections à venir, The Conversation propose également un autre article de Ramona Coman (IEE & Cevipol - Faculté de Philosophie et Sciences sociales) consacré au sentiment européen en Roumanie. "Selon l'Eurobaromètre de 2018, 50% des Roumains ont une image positive de l'Union européenne, 33% une image neutre et 15% une image très négative. Les Roumains sont pro-européens alors que les élites politiques promeuvent un discours de plus en plus nationaliste et anti-UE", précise l'article. L'analyse aborde notamment le décalage entre la population et ses dirigeants, l'impact limité de l'adhésion du pays sur ses conditions de vie et l'exode de la population.

 
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