Publié le 28 mai 2019 Mis à jour le 28 mai 2019

Au cours du développement embryonnaire, certaines cellules précurseurs du placenta et du cordon ombilical se déplacent... en zigzaguant.

Le développement d’un embryon est comme un gigantesque puzzle : des milliards de cellules doivent trouver leur place et leur rôle exacts pour former un nouvel être vivant et viable. Une nouvelle étude du laboratoire d’Isabelle Migeotte (IRIBHM, Faculté de Médecine), publiée dans la revue eLife, apporte une explication sur le comportement de certaines de ces cellules.

Isabelle Migeotte et son équipe étudient le mésoderme, une structure qui formera muscles, os et système circulatoire et contribue aux structures de soutien comme le placenta et le cordon ombilical. Dans cette dernière étude, les chercheurs ont étudié le comportement des cellules du mésoderme dans des embryons de souris grâce à un gène "rapporteur" contenu dans les cellules : ce rapporteur a permis de suivre l’évolution de ces cellules in vivo par microscopie biphotonique.

Les chercheurs ont observé que les cellules mésodermiques changent de forme selon la région où elles sont situées dans l’embryon, mais aussi selon le feuillet embryonnaire adjacent. Les cellules de mésoderme extra-embryonnaire (qui participent au placenta et au cordon) présentent aussi un aspect distinct de leurs cousines embryonnaires : elles sont plus grandes, forment de petites protubérances et migrent en zigzaguant. Pour expliquer ces différences, l’équipe a découvert que les cellules extra-embryonnaires ont un cytosquelette particulier, et sont moins dépendantes des protéines régulatrices  du cytosquelette (Rho GTPase) pour se déplacer.

Les chercheurs vont continuer à étudier la formation des structures extra-embryonnaires afin de comprendre les facteurs qui affectent l’implantation et la croissance précoce de l’embryon, étapes sensibles dont le dysfonctionnement peut entraîner une fausse couche précoce.

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