Publié le 28 mai 2020 Mis à jour le 28 mai 2020

La définition d’enfance proposée et exportée par les organisations internationales ne correspond pas aux réalités locales des pays du Sud. Un article explique les raisons de ce fossé.

Le discours des organisations internationales concernant l’enfance dans les pays du Sud reflète parfois une définition générale issue de traditions socioculturelles occidentales. C’est du moins, l’analyse réalisée par Chiara Diana – Recherches et études en politique internationale, Faculté de Philosophie et Sciences sociales- dans une contribution publiée dans « l’Encyclopédie des enfants et des études sur l’enfance de SAGE » .

En effet, dans le contexte des relations « nord-sud » marquées par les enjeux postcoloniaux (émancipation des pays décolonisés), le développement du Sud dépend principalement de l’aide humanitaire étrangère fournie par les ONG. Celles-ci se basent sur un certain nombre de codes et de déclarations internationales des droits de l'homme dans le but de faire respecter les normes universelles des droits de l'homme, y compris les droits de l'enfant.

« Les organisations non gouvernementales et les agences internationales exportent une rhétorique du développement fondée sur les droits, qui englobe également les critères d'évaluation d'une enfance bonne et normale », souligne Chiara Diana.

Pour la chercheuse, le point de vue des ONG ne correspond pas nécessairement aux représentations locales de l'enfance et des enfants dans les pays non occidentaux, car il définit « l'enfance du Nord » en tant qu'idéal.

« Les différentes formes d'enfance qui existent dans le Sud montrent que l'idée d’une enfance unique, universelle et mondialisée est loin d’être réelle », conclut Chiara Diana

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