Publié le 6 novembre 2020 Mis à jour le 10 novembre 2020

À travers l’exemple du virus du Nil occidental en Amérique du Nord, des chercheurs – dont Simon Dellicour et Marius Gilbert – testent des hypothèses épidémiologiques à l’aide d’approches moléculaires.

Au cours d'une épidémie, l'analyse phylogénétique des virus permet d'estimer leurs relations évolutives dans le temps et dans l'espace. Dans une étude parue dans la revue Nature Communications  le 6 novembre, des chercheurs - dont Simon Dellicour et Marius Gilbert, Laboratoire d’épidémiologie spatiale, Faculté des Sciences et École de Bioingénieurs - exploitent ces arbres phylogénétiques pour tester des hypothèses épidémiologiques.

En particulier, ils illustrent leurs approches dans le cadre de l'analyse de la circulation du virus du Nil Occidental en Amérique du Nord. Maintenu par un cycle d’infections oiseaux-moustiques, ce virus peut infecter l’homme et est responsable de problèmes de santé publique. 

Les analyses montrent que la dynamique de dispersion du virus est impactée par la température : il se disperse plus vite dans les régions les plus chaudes et la taille de la population virale fluctue avec la variation annuelle de température. Les analyses démontrent aussi que le virus ne tend pas à circuler préférentiellement au sein des couloirs empruntés par les oiseaux migrateurs notamment impliqués dans sa dispersion. 

Au final, cette étude démontre que le développement de nouvelles approches analytiques permet d'exploiter les données génétiques virales pour effectuer des tests d'hypothèse quant à l'histoire et la dynamique de dispersion de ces pathogènes.
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