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Être ou ne pas être Charlie ? Parcours d’un hashtag devenu argument

Publié le 15 septembre 2020 Mis à jour le 18 septembre 2020

L’attentat perpétré contre Charlie Hebdo a provoqué des réactions massives dans le monde, sûrement comparables à celles d’un événement comme le 11/9 mais bien plus visibles par la proximité avec laquelle nous l’avons vécu sur les réseaux sociaux numériques. Analyse de Laura Calabrese.

La réponse épidermique au choc lié à l'attentat de Charlie Hebdo a été incarnée par le slogan « Je suis Charlie », par lequel une énorme quantité d’internautes a témoigné sa solidarité à travers le monde (le 9 janvier 2015, le hashtag #JesuisCharlie avait été utilisé 5 millions de fois sur Twitter).

Le slogan a également été décliné sous différentes formes dans les manifestations citoyennes des 10-11 janvier, juste après l’attentat à l’Hypercacher : « Je suis policier, Je suis juif, Je suis musulman », démontrant sa viralité, sa plasticité et sa capacité à condenser une multitude d’identifications. Depuis, de nombreux attentats à travers le monde ont provoqué une nouvelle circulation du slogan avec le nom de la ville en lieu et place de Charlie. Sa reformulation a été à la hauteur de sa circulation massive, jusqu’à devenir un meme.
Analyse de Laura Calabrese - ReSIC, Faculté de Lettres, Traduction et Communication - dans The Conversation

Laura Calabrese "Des années après le massacre, une partie de la rédaction de Charlie a regretté le « je suis Charlie, mais » de certains, sans considérer que dit comme ça, l’énoncé est bien plus violent qu’une argumentation qui expliquerait une adhésion aux valeurs de la liberté de presse et d’expression, une empathie sur les événements vécus et une condamnation de la terreur mais un désaccord sur des opinions, ce qui est tout à fait cohérent avec la liberté d’expression et de pensée. Il ne faut pas oublier, par ailleurs, qu’il y a aussi eu des « Je ne suis pas Charlie mais », montrant la limite des slogans pour exprimer des positionnements complexes."

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