Publié le 25 juin 2020 Mis à jour le 25 juin 2020

Dans un article de The Conversation, Eric Muraille - Laboratoire de Parasitologie, Faculté de Médecine - décrypte le concept "One Health" et pointe son rôle majeur pour anticiper les crises sanitaires.

"Sur les 1.407 agents pathogènes affectant l’humain, 58% sont d’origine animale, dont un quart capable d’une transmission potentiellement source d’épidémie ou de pandémie, à l’instar des virus Influenza et Ebola. De plus, 75% des maladies infectieuses émergentes sont d’origine animale" souligne Eric Muraille - Laboratoire de Parasitologie, Faculté de Médecine - dans un article qu'il co-signe dans la revue The Conversation.

Et de poursuivre: "Une meilleure compréhension et gestion des réservoirs animaux d’agents infectieux, mais aussi de leurs voies de transmission et d’adaptation à l’humain, s’avère donc indispensable au contrôle des zoonoses et des épidémies futures".
 
Le chercheur explique le concept "One Health" - lien entre santé humaine, santé animale et santé de l'environnement; il pointe son importance à travers différents exemples: depuis le VIH à la grippe aviaire en passant par le Covid-19, la dengue ou encore la maladie de Lyme.

"on trouve ainsi peu de tiques infectées dans les forêts présentant une grande biodiversité. Mais là où elle est faible, dans de petites parcelles boisées où les prédateurs sont donc peu nombreux, les souris peuvent voir leur nombre augmenter, ce qui accroît la fréquence d’infection des tiques et le risque pour l’humain : dans le nord-est des États-Unis et en Europe, un cycle historique de déforestation, de reboisement et de fragmentation des zones boisées a ainsi favorisé la progression de la maladie". 

Contact
Communication Recherche : com.recherche@ulb.ac.be