Publié le 27 janvier 2020 Mis à jour le 27 janvier 2020

Souvent diabolisés, les écrans peuvent pourtant stimuler les capacités cognitives de nos têtes blondes. Des recherches visent à les intégrer au mieux aux systèmes d’apprentissage.

Amélioration des capacités visuelles, attentionnelles, spatiales et de prise de décision: les écrans ont beau avoir mauvaise presse, leur utilisation stimule une série d’aptitudes chez les enfants - ce qui explique leur entrée dans les écoles. Pour Jennifer Foucart - Psychophysiologie de la Motricité, Faculté des Sciences de la Motricité – il est important d’établir des cadres favorisant les bienfaits et limitant les méfaits psychomoteurs de ces objets omniprésents dans nos vies. Pour elle, la règle du 3-6-9-12, établie par Serge Tisseron, ne correspond plus complétement à la réalité du quotidien des parents.

"En moyenne, un adolescent issu d’une classe favorisée sera confronté à 9 écrans différents au sein du domicile parental et passera en général trois heures par jour devant ceux-ci", souligne Jennifer Foucart.

Elle explique d’ailleurs que les parents sous-estiment généralement le nombre d’heures que leurs enfants passent devant un écran. Les derniers travaux de son équipe visent donc à mieux comprendre comment englober les écrans dans l’éducation, en évitant les pièges qui en découlent : sédentarité, manque d’interactions sociales et de créativité.

Le 8 février, elle présentera ces travaux dans le cadre de « l'International Congress of Physiotherapy ».

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