Publié le 18 janvier 2021 Mis à jour le 18 janvier 2021

Henogen, la première spin-off de l’ULB à Charleroi – elle a vu le jour sur le Biopark, en 1999 – vient d’être achetée par l’américain Thermo Fisher Scientific. La transaction pour 725 millions d’euros est la deuxième plus importante de l’histoire de la biotechnologie wallonne.

Il était une fois, une spin-off ulbiste sur l’Aéropole de Charleroi. Nous sommes à la fin des années ‘90 et l’Institut de Biologie et de Médecine moléculaires (IBMM) vient d‘être inauguré. A ses côtés, la spin-off Henogen est créée par l’ULB dans ses locaux, avec le professeur Alex Bollen comme fer de lance, et GSK, sous la houlette de Jean Stephenne.  Henogen est spécialisée dans le développement et la production de biomolécules à destination de tiers. Le pari peut paraitre fou; à l’époque, les spin-offs sont encore rares, l’Aéropole n’en est qu’à ses débuts, à ses premiers bâtiments qui émergent parmi les champs.

Un vingtaine d’année plus tard, pourtant, le pari est bien gagné. Henogen, devenue en 2009  l’unité de développement et de production de vecteurs viraux du français Novasep, séduit le géant américain Thermo Fisher Scientific : il vient d’acheter la société pour quelque 725 millions d’euros, soit la deuxième transaction la plus importante dans les biotechnologies wallonnes.

Cette acquisition l’illustre : la biotech’ carolo et ulbiste est attractive ! Et fructueuse : Henogen-Novasep, avec un chiffre d’affaires estimé à 80 millions d’euros, emploie aujourd’hui quelque 400 personnes sur ses sites de Charleroi - dédié à la gestion, la R&D, la production clinique -  et de Seneffe où devrait être produite prochainement la substance active du vaccin contre la Covid-19 d’AstraZeneca. Une belle histoire qui se poursuit…


 
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