Publié le 5 juin 2019 Mis à jour le 5 juin 2019

Les études de genre donnent une nouvelle vision de l’histoire coloniale belge. Des recherches sur le sujet seront présentées le 12 juin prochain.

Depuis plusieurs années, Amandine Lauro s’attelle à relire l’histoire de la colonisation à travers le prisme du genre. En s’appuyant sur les outils de la nouvelle histoire impériale et des études de genre, ses recherches s’inscrivent dans un terrain spécifique: celui de l’Afrique centrale et plus particulièrement de la République Démocratique du Congo. En effet, si le sujet est longtemps resté tabou dans les livres d’histoire, il était énormément débattu durant l’époque coloniale. Les normes de genre et la sexualité jouaient un rôle important dans la rhétorique "civilisatrice", dans la constitution du racisme et dans les politiques coloniales.

Aujourd’hui, Amandine Lauro - chercheuse à l'Unité Mondes Modernes et Contemporains et Atelier Genre(s) et Sexualité(s), Faculté de Philosophie et Sciences sociales - concentre ses recherches sur les violences sexuelles en Afrique centrale aux 19e et 20e siècles. En s'intéressant notamment à leur répression judiciaire et à leurs échos médiatiques à l'époque coloniale, ses travaux interrogent les liens entre l'histoire et les violences récentes commises dans l’est de la RDC. Son projet veut aussi contribuer à une histoire plus globale et moins eurocentrée des violences sexuelles.

Elle présentera ses travaux le 12 juin dans le cadre de la semaine de STRIGES.

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