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Il faut moins d’énergie que prévu pour vivre sur Terre

Publié le 6 août 2020 Mis à jour le 6 août 2020

Certains micro-organismes peuvent survivre avec moins d’énergie que ce qu’on croyait indispensable. L’étude, co-écrite par Sandra Arndt de la Faculté des Sciences ouvre la voie à des recherches sur l’apparition de la vie sur Terre et la possibilité de vie ailleurs.

Des chercheurs ont découvert que des micro-organismes enfouis dans les sédiments sous le fond marin peuvent survivre avec moins d’énergie que ce qu’on imaginait, jusqu’à présent, nécessaire pour soutenir la vie.

Cette étude peut nous aider à mieux comprendre les limites de la vie sur Terre et le potentiel de vie ailleurs que sur Terre. Elle a été menée par une équipe internationale de chercheurs dirigée par la Queen Mary University of London (Grande-Bretagne), en collaboration avec l’ULB, la University of Southern California (Etats-Unis), le GEOMAR Helmholtz Centre for Ocean Research (Allemagne) et la Ocean Cleanup Foundation (Pays-Bas).

L’étude a été publiée dans la revue Science Advances.

« Quand on pense à la vie sur Terre, on a tendance à penser aux plantes, aux animaux, aux algues microscopiques et aux bactéries qui se développent à la surface de la Terre et dans ses océans. Des organismes constamment actifs, croissant et se reproduisant », explique Sandra Arndt, une des auteurs de l’étude et chercheuse au sein du service Biogéochimie et Modélisation du Système Terre (BGeoSys), Faculté des Sciences, ULB.

« Pourtant, nous montrons ici que toute une biosphère de micro-organismes qui sont contenus dans les sédiments ont à peine assez d’énergie pour survivre. Nombre d’entre eux existent simplement dans un état essentiellement inactif : ils ne grandissent pas, ne se divisent pas et n’évoluent pas. Ces microbes utilisent moins d’énergie que ce qu’on estimait nécessaire pour soutenir la vie sur Terre », poursuit-elle.

En étirant les limites habitables de la vie pour englober les environnements à faible énergie, les résultats pourraient éclairer les futures études sur où, quand et comment la vie est née sur une Terre primitive hostile, et où la vie pourrait être située ailleurs dans le système solaire.

Contact
Communication Recherche : com.recherche@ulb.ac.be