Publié le 2 décembre 2019 Mis à jour le 2 décembre 2019

Entre 1919 et 1968, l’éternelle jeune fille devient adolescente. Une évolution retracée dans un livre.

Alors qu’au 19e siècle, l’adolescence était un « âge de classe » réservé aux jeunes hommes issus de la bourgeoisie, la notion se transforme en « une classe d’âge » au début du 20e siècle.  Dans « Du côté des jeunes filles. Discours, (contre-)modèles et histoires de l’adolescence féminine (Belgique, 1919-1965) », Laura Di Spurio - Département d'Histoire, Arts et Archéologie, Faculté de Philosophie et Sciences sociales - retrace les mutations et les permanences de la figure de la jeune fille.

La chercheuse a puisé dans un corpus de sources varié pour raconter un demi-siècle d’histoire du côté des jeunes filles. En quatre parties, Laura Di Spurio analyse les constructions scientifiques du modèle adolescent, l’école en tant que lieu de réalisation de l’adolescence, la supposée influence des médias de masse sur les filles et enfin les modèles et contre-modèles de l’adolescence féminine.

Le livre dresse ainsi un portrait de l’évolution de la jeunesse féminine, mais aussi la survivance d’un modèle, celui de la jeune fille bourgeoise du 19e siècle.


Cet ouvrage très personnel, issu d’une thèse de doctorat réalisée à l’ULB et défendue en 2016, est un moyen de démontrer combien les filles ont été des actrices à part entière de l’histoire au 20e siècle. Après un postdoctorat à l’Université de Berkeley, à l’ULB et à l’Université d’Ottawa, la chercheuse a obtenu une bourse Wiener Anspach pour réaliser une recherche d’un an à l’université d’Oxford, elle portera sur l’émotion suscitée par les crimes pédophiles au début du 20e siècle.

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