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L'avenir incertain de la calotte glaciaire de l'Antarctique

Publié le 20 mars 2020 Mis à jour le 20 mars 2020

Publié dans la revue Science, un article de Frank Pattyn aide à mieux comprendre et prédire la stabilité de la calotte de l’Antarctique.

Les scientifiques s’accordent pour le dire : le "facteur Antarctique" représente le plus grand risque pour une augmentation future du niveau marin. Quelle augmentation ? Là, en revanche, les estimations varient : de 4 à 58 cm d’ici 2100 selon les scénarios considérés et les modèles climatiques et glaciologiques utilisés. Malgré les incertitudes, les projections sont devenues plus robustes grâce au grand nombre de modèles impliqués.

Dans un article paru ce 20 mars dans la revue Science, Frank Pattyn - Laboratoire de Glaciologie, Faculté des Sciences, Université libre de Bruxelles - et son collègue Mathieu Morlighem - University of California Irvine - s’intéressent à ces variations et incertitudes : il explore les mécanismes et les interactions qui jouent dans la stabilité future de la calotte de l’Antarctique. Il examine également comment les modèles de glace peuvent être améliorés, surtout par rapport aux points de basculement de cette calotte.

« Il est difficile de connaitre les points de basculement, qui vont entrainer une perte de la masse de la calotte Antarctique équivalent à une hausse des mers de plusieurs mètres. Les résultats varient non seulement selon les scénarios d’évolution du climat mais surtout en fonction des hypothèses choisies dans les modélisations » explique Frank Pattyn.

Les futures améliorations des modèles permettront également de diminuer l’incertitude par rapport à ces mécanismes et interactions de la glace avec l’océan et l’atmosphère, comme l’instabilité marine de l’Antarctique de l’Ouest ou encore des parties de l’Antarctique de l’Est.

Cette étude confirme le rôle primordial et le danger potentiel de la fonte des glaces de l’Antarctique sur la hausse du niveau des mers suite au réchauffement global de notre planète.

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