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L'ennemi, celui dont on ne doit pas prononcer le nom

Publié le 24 juin 2019 Mis à jour le 27 juin 2019

En période de conflits armés, désigner celui qu’on combat comme un ennemi lui confère une certaine légitimité politique.

Dans une publication, Christian OlssonRecherche et Études en Politique Internationale (REPI), Faculté de Philosophie et Sciences sociales - analyse le concept d’ennemi tel qu’il a été utilisé dans les discours militaires et politiques le long des 13 années de guerre (2001-2014) en Afghanistan. Le chercheur y souligne notamment une différence flagrante entre le discours officiel, notamment de l’OTAN, et le discours quotidien des militaires.

Officiellement, l’OTAN a évité de qualifier les talibans d’ennemis. Ceci afin d'éviter de leur donner une légitimité politique en tant que combattants et nier la nature des opérations militaires conduites en tant qu’opérations de guerre. En effet, les qualifier d'ennemis revenait à leur donner le même statut que celui qu'on donne à l'armée d'un État... et donc avouer être officiellement en guerre.

Cet article se base sur un travail de recherche de longue haleine qui combine les analyses d’entretiens réalisés avec les militaires en Afghanistan et celles des textes officiels. Il s’agit d’un axe important de la recherche réalisée au REPI, centré sur les interventions militaires occidentales et l’évolution de la terminologie utilisée pour évoquer les conflits armés contemporains.

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