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La catégorisation des maladies mentales est trop vaste

Publié le 11 septembre 2019 Mis à jour le 12 septembre 2019

Le manuel de référence des maladies mentales comprend près de 400 catégories et sous-catégories de troubles mentaux. "Beaucoup trop !" selon une étude commanditée par le Conseil Supérieur de la Santé.

Dépression, burn-out, troubles du comportement, autisme, hyperactivité… Les maladies mentales sont nombreuses et bien répertoriées et catégorisées. Peut-être un peu trop, selon une étude commanditée par le Conseil Supérieur de la Santé, à laquelle a participé Ariane Bazan (Faculté de Psychologie et des Sciences de l’Éducation).

Le diagnostic, le traitement et le remboursement des soins des maladies mentales repose sur le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM dans le jargon). Cette bible de référence pour les praticiens comprend près de 400 catégories et sous-catégories de troubles mentaux.

"Beaucoup trop !" selon le groupe de travail, qui a examiné pendant deux ans la littérature scientifique concernant les maladies mentales.

Les conclusions de l’étude, menée par un consortium d’experts de plusieurs universités et hôpitaux belges et étrangers, ont été publiées dans un avis du Conseil supérieur de la santé et reprises dans le journal The Lancet. Les chercheurs constatent que de nombreuses catégories du DSM ne sont pas suffisamment étayées par des preuves scientifiques et laissent trop de place à l’interprétation subjective.

La classification devrait dès lors se borner à un nombre très restreint de grandes catégories pathologiques (par exemple la psychose ou la dépression). Les chercheurs soulignent qu’un diagnostic formel ne devrait pas être une condition de l’accès à l’aide en cas de détresse et de crise de santé mentale. Ils proposent des alternatives axées sur une étude multidimensionnelle au cas par cas.

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Service Communication Recherche : com.recherche@ulb.ac.be