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Glissements de terrain dans le Rift du Kivu: la déforestation et la croissance démographique en cause

Publié le 13 juillet 2021 Mis à jour le 20 août 2021

Une nouvelle étude révèle comment les changements de couverture forestière et l’évolution de la démographie ont grandement influencé le risque de glissements de terrain dans le Rift du Kivu.

Les scientifiques savent depuis longtemps que la dynamique des populations et les changements d’utilisation du sol qui y sont associés, comme la déforestation, influencent le risque de glissements de terrain dont les conséquences peuvent avoir des effets dommageables importants. Toutefois, cela n’avait pas encore été démontré avec des preuves tangibles. Il est difficile d'étudier ces interactions entre l'homme et la nature, en particulier dans les pays du Sud où les données historiques sur les glissements de terrain et les forêts sont rares.

Dans une nouvelle étude, notamment menée par les chercheurs du Laboratoire d'analyses Géospatiales - Faculté des Sciences -  en collaboration avec la KU Leuven et le Musée royal de l'Afrique centrale (MRAC), met en lumière ces interactions entre l'homme, l'environnement et les glissements de terrain dans le Rift du Kivu en Afrique à proximité de l’équateur. Cette région densément peuplée du Burundi, du Rwanda et de l'est de la RD Congo est très exposée aux glissements de terrain, qui sont généralement déclenchés par de fortes pluies.

L'étude intègre la population, la déforestation et les glissements de terrain dans un seul modèle : elle évalue les changements dans la couverture forestière et les tendances démographiques, ainsi que leur impact sur le risque de glissements de terrain aux conséquences potentiellement meurtrières. Et ce, sur pas moins de six décennies 

Les chercheurs se sont appuyés sur plus de 2000 photographies aériennes historiques datant de 1958, conservées au MRAC. Cette collection a permis d'étudier l’occupation du sol et la déforestation (ou l’afforestation) depuis la fin des années 1950 jusqu'en 2016 – une période beaucoup plus longue que ne le permettaient les seules images satellites.

Depuis 25 ans, l'équipe du Laboratoire d'analyses Géospatiales mené par Eléonore Wolff cartographie et tente de comprendre l'évolution des relations entre l'homme et l'environnement en Afrique subsaharienne à l'aide d'images satellitaires et de photographies aériennes. 

Contact
Communication Recherche : com.recherche@ulb.be