Publié le 10 août 2021 Mis à jour le 10 août 2021

Autrefois dominantes dans les tropiques, les forêts de mangroves sont aujourd’hui menacées. L'impact de la déforestation des mangroves sur leur faune est très peu connu. Aujourd’hui, une publication tente d’y voir plus clair en étudiant 16 forêts de mangrove à travers le monde.

Une recherche internationale a étudié l’impact de la déforestation sur la faune résidant dans les mangroves. Pour ce faire, une équipe a compilé un ensemble de données sur 209 espèces de crustacés et 155 espèces de mollusques provenant de 16 forêts de mangroves dans le monde. Farid Dadhou-Guebas – Biologie des organismes, Faculté des Sciences – a participé à la collecte de ces données.

Les auteurs ont classé ces espèces en 64 entités fonctionnelles basées sur des combinaisons uniques de trois traits fonctionnels : habitudes alimentaires, traits comportementaux pouvant affecter les caractéristiques de l'écosystème et position du micro-habitat. Plus de 60 % des sites ne présentaient en moyenne aucune redondance fonctionnelle, c'est-à-dire que la plupart des entités fonctionnelles de ces sites ne comprenaient qu'une seule espèce. Cette faible diversité fonctionnelle des invertébrés résidents indique que les mangroves comptent parmi les écosystèmes les plus vulnérables de la planète.

Dans l'ensemble, les résultats suggèrent que la diversité fonctionnelle de la faune est une meilleure mesure de la résilience des mangroves que l'indicateur conventionnel de la taille de la forêt. Selon les auteurs, l'étude de la diversité fonctionnelle des assemblages de la faune résidente est cruciale pour évaluer la vulnérabilité des forêts de mangroves aux changements environnementaux et pour concevoir des plans de gestion, de conservation et de restauration efficaces.

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