Publié le 5 décembre 2019 Mis à jour le 5 décembre 2019

Le succès du film "American Sniper", basé sur un récit autobiographique, a révélé l’existence d’une littérature martiale contemporaine destinée au grand public. Une recherche analyse la façon dont ces récits contribuent à justifier le recours à la violence militaire.

« American sniper », « Hellfire », « Sweating the Metal »: depuis une vingtaine d’années, les récits des militaires sur les guerres en Irak, en Afghanistan ou au Mali pullulent. Dans le cadre d’une recherche financée par le FNRS, Christophe Wasinski et Antoine Younsi - REPI, Faculté de Philosophie et Sciences sociales – analysent ces témoignages d’auteurs états-uniens, anglais et français, afin de comprendre comment ils donnent du sens à leurs activités létales.

Une première partie de cette recherche, se concentrant sur les écrits des pilotes britanniques, est révélée dans un article. Comme le montre cette étude, les militaires relatent leurs activités guerrières à travers le prisme de "la machine", déshumanisant ainsi l’horreur du terrain. Les considérations sur les effets politiques des opérations se retrouvent généralement en fin d’ouvrage et restent périphériques.

Cette recherche s’interroge aussi sur les problèmes éthiques que pose la diffusion, vers un grand public, de ces discours biographiques qui justifient la guerre. 

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