Publié le 20 février 2019 Mis à jour le 11 mars 2019

Les mangroves permettent à des millions d'humains de vivre. Pourtant, elles sont peu à peu détruites. Une lettre publiée dans Science tire la sonnette d'alarme.

Aux Maldives, la survie de l'île paradisiaque de Kulhudhuffushi et de ses habitants dépend entièrement de la protection de petits patches de mangroves qui l'entourent. Ces petits îlots contribuent à fixer les mangroves venant d'ailleurs et permettent ainsi de préserver la biodiversité des écosystèmes marins si précieuse pour les pêcheurs de l'île.

Une récente étude, publiée dans la revue PNAS, explique l'apport de jeunes plantes flottantes apportées par les courants océaniques à ces îlots de mangroves. Cette étude se base sur les données récoltées dans le Mangrove Reference Database and Herbarium pendant 10 ans par Farid Dahdouh-Guebas, chercheur au Laboratoire Systems Ecology and Ressource Management de la Faculté des Sciences.

Les mangroves offrent de nombreux biens et services aux populations locales en termes de pêche et de produits forestiers. De plus, elles constituent une protection vitale des côtes face aux intempéries. Malgré cela, le gouvernement des Maldives a décidé d'y construire un aéroport mettant en péril les mangroves et l'environnement qu'elles protègent.

L'île de Kulhudhuffushi n'est malheureusement pas un cas isolé. Dans une lettre publiée dans la revue Science, le Mangrove Specialist Group de l'IUCN Species Survival Commission - dont Farid Dahdouh-Guebas est le membre belge - tire la sonnette d'alarme : le groupe d'experts souligne que les systèmes de mangroves ne sont pas suffisamment protégés.

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