Publié le 14 juillet 2021 Mis à jour le 16 juillet 2021

Deux scientifiques, dont un chercheur de l’ULB, ont créé un compte Instagram de vulgarisation scientifique. Ça parle de tornades, de Mars, d’astéroïdes ou encore de hublots d’avions avec de belles illustrations et des textes simples. Easyspacy vient d’être récompensé par un prix Wernaers du FNRS.

Pourquoi les hublots des avions ont-ils une forme arrondie ? Peut-on dévier un astéroïde ? Comment sait-on que la Terre est ronde ? Vous vous êtes déjà posé ces questions ? Deux jeunes diplômés en aéronautique et aérospatial y répondent sur leur compte Instagram. Easyspacy, c’est le nom de ce projet de vulgarisation scientifique lancé par Léo Cotteleer, doctorant dans l’Unité de recherche aéro-thermo-mécanique (ATM) de l’Ecole polytechnique de Bruxelles (ULB) et Sarah Joiret, diplômée en sciences spatiales à l’ULiège et qui travaille actuellement pour l’Agence spatiale européenne.

Le projet a été récompensé par l’un des prix Wernaers pour la vulgarisation scientifique décerné par le FNRS.

« L’accès à l’information est de plus en plus simple aujourd’hui mais celle-ci n’est pas toujours vérifiée. Nous voulions « rendre » la narration de la science aux scientifiques », déclare Léo Cotteleer.

Tous les dix jours environ, un thème ou une question sont abordés via des illustrations et quelques phrases. Pour choisir ces questions, les deux scientifiques puisent dans les enseignements qu’ils ont reçus à l’université mais, grâce à une interaction sur les réseaux sociaux, les internautes ont aussi la possibilité d’envoyer des questions. « Au départ, nous partions sur l’aéronautique et l’aérospatial mais à présent, nous élargissons un peu plus », poursuit Léo Cotteleer.

À travers ce compte Instagram, nous essayons de partager notre passion pour les sciences en transmettant l’enseignement que nous avons reçu durant notre cursus universitaire de la façon la plus simple et illustrée possible. À terme, nous visons donc à démystifier ces disciplines et pourquoi pas créer des vocations! », note-t-il.

« J’ai toujours voulu devenir ingénieur parce que je voulais comprendre comment les choses fonctionnent. J’étais attiré par les ponts : comment ils tiennent ? Puis, lors de mes études j’ai eu des cours de mécanique des fluides et je me suis spécialisé en aérospatial. Sarah, elle, a su très jeune qu’elle voulait étudier l’astrophysique parce que ses parents lui avaient offert deux livres de vulgarisation scientifique quand elle était petite. Et cette passion est née », confie Léo Cotteleer.

« Si nous pouvons créer même deux vocations via Easyspacy, ce serait super », conclut-il.

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